Gazette de Liége Son coût était au centre des discussions lors d’une séance spéciale consacrée aux intercos.

Ce lundi soir, le Conseil communal de Liège n’avait qu’une seule thématique à son ordre du jour, à savoir celle dédiée aux différentes intercommunales à laquelle la Ville est partie prenante. Et le moins que l’on puisse écrire est que ce sujet pourtant chaud, en raison de l’actualité récente liée à Publifin, n’a pas attiré les foules, du moins dans le chef de la presse, absente d’une séance spéciale à laquelle elle avait certes été conviée tardivement. Ce qui n’a toutefois pas empêché les conseillers communaux, essentiellement ceux de l’opposition, présents pour l’occasion, soit une première, de s’en donner à cœur joie.

Il faut dire que la matière en question concerne bon nombre de Liégeois car les intercommunales ont des domaines d’intervention qui les touchent directement. En préambule au débat, le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a rappelé qu’il s’agissait de procéder dans les temps au vote de l’ordre du jour des différentes AG des intercommunales, lesquelles sont prévues successivement d’ici la fin du mois de juin. Et ce dernier de souligner par ailleurs l’importante mobilisation des groupes politiques sur ce sujet qui avait fait l’objet d’une commission spéciale à laquelle ont participé une trentaine de mandataires ainsi que l’ensemble des directeurs généraux des intercommunales.

Saluant cette initiative réclamée par l’opposition, la cheffe de groupe MR Christine Defraigne a insisté sur l’importance tant de la notion de service public que de l’intérêt financier de la Ville, lequel doit être préservé. "Liège doit retrouver son dû", a-t-elle estimé, évoquant le statut de métropole à faire valoir par la Ville au niveau régional. De son côté, Bénédicte Heindrichs (Ecolo) a plaidé à l’instar des autres groupes en faveur de la défense du service public tout en épinglant le coût de la centralité des services qui sont rendus par les intercommunales concernées. "Il y a un problème de répartition de la charge entre Liège et les autres communes", a-t-elle déploré, pointant l’horizon 2019 et enjoignant la Ville à faire le nécessaire d’ici là afin d’alléger la facture des Liégeois.

La sous-évaluation du coût de la mission de centralité assumée par la Ville était en outre au centre des interventions des représentants de Vega et du PTB. Ces derniers insistant sur d’autres aspects tels que la nécessité de transversalité entre les intercommunales, celle de disposer de davantage de chiffres ou encore le renforcement de la transparence de celles-ci en termes de gouvernance.

Parmi les interventions spécifiques, on retiendra entre autres cas jugés problématiques celui de l’IILE (service d’incendie) où un souci de refinancement est mis en avant. "Les temps de l’intercommunale sont comptés", a d’ailleurs estimé Willy Demeyer, évoquant une particularité liégeoise historique et chiffrant à huit millions d’euros l’économie que pourrait réaliser la Ville. La situation interne de l’Igil a aussi été épinglée de même que celles du CHR de la Citadelle et d’Intradel.Bruno Boutsen