Gazette de Liége Le collège défend ce déplacement qui, dit-il, n’a pas été inutile. Ce n’est cependant pas certain qu’une délégation s’y rendra en 2018.

Le marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), réuni à Cannes, a eu des retombées positives aux yeux de la Ville de Huy qui y avait envoyé une délégation.

Rodrigue Demeuse (Ecolo), conseiller de l’opposition, a interrogé le collège à ce propos. "La présence de la Ville, aux frais du contribuable, qu’a-t-elle réellement apporté aux projets développés par la Ville ?", a-t-il demandé lors du dernier Conseil communal. "À l’époque, le groupe Ecolo avait souligné la dimension extrêmement sélective de ce type d’événement où seuls les plus grands promoteurs et spéculateurs mondiaux sont représentés, alors que l’associatif, les coopératives et les citoyens n’y ont pas leur place", a poursuivi Rodrigue Demeuse qui avait émis des doutes quant "à l’intérêt qu’aurait un promoteur qatari d’investir à Huy".

Le collège n’avait évidement pas cette intention. "Je ne pensais pas attirer des investisseurs qataris en allant au Mipim", lui a directement répondu le bourgmestre Christophe Collignon (PS). "Europan n’est par contre pas tombé par hasard", a poursuivi le bourgmestre.

Suite à sa présence au Mipim, Huy avait été invitée à participer à la quatorzième session du concours européen Europan à Helsinki. À cette occasion, 23 projets avaient été déposés pour le dossier de réhabilitation du site Thiry..

Ecolo a également cherché à savoir si le collège se rendrait à nouveau à l’édition 2018 du Mipim. "Nous n’avons pas encore parlé de l’édition 2018 du Mipim. Est-il utile d’y aller chaque année ou tous les deux ou trois ans ? Ce n’est pas encore tranché. On a déjà beaucoup de dossiers en cours et beaucoup de contacts sont pris", estime Christophe Collignon.

Polémique

En décembre de l’année dernière, lors de la présentation du budget, des questionnements et critiques de l’opposition sur l’envoi d’une délégation à Cannes pour le Mipim avaient créé la polémique. Trois membres du collège et un fonctionnaire s’étaient néanmoins rendus au salon. C’est l’échevin des Finances Christophe Pire (MR) qui avait été attaqué par l’opposition. Certains se moquaient de lui en disant qu’il préparait ses vacances. En ajoutant à cela une maladresse de l’échevin au moment où il avait été amené à s’expliquer au Conseil, le Mipim avait mis le feu aux poudres… C’est ce qui explique cette demande d’explications quant aux retombées.