Gazette de Liége

Alors qu’une crise interne secoue la Fédération des étudiants francophones (Fef), que les représentants étudiants de l’Université catholique de Louvain (UCL) se sont désaffiliés, tout comme leurs camarades des Universités de Mons et de Namur pour ensuite s’unifier et s’organiser à l’échelle de la Communauté française, que la Fef se voit ainsi allégée de quelque 50.000 étudiants et ne représente désormais plus que 85000 étudiants, qu’en est-il pour l’Université de Liège ? Comme l’explique Maxime Counet, vice-président de la Fédération des étudiants de l’ULg (Fédé), "le départ des conseils étudiants des Universités de Mons et de Namur est assez triste, cela ne fait que diviser et donc affaiblir les mouvements étudiants". Et il ajoute :"De notre côté, nous avons une bonne entente avec la Fef, nous avons le sentiment d’être entendus et notre voix est représentée au niveau du gouvernement". Actuellement, la Fef traverse une crise liée à son fonctionnement, qui pour beaucoup ne sert pas l’intérêt du mouvement étudiant dans sa pluralité. "En réalité, peu d’étudiants connaissent la Fef. Lorsqu’ils ont des recommandations, ils s’adressent avant tout à la Fédé qui ensuite transmet le message à la Fef. En ce qui concerne la pluralité, la Fef s’est toujours exprimée au nom de tous les étudiants. Il en est de même pour la Fédé", précise Maxime Counet.

Concernant l’organisation de la fédération, alors que des réformes internes sont déjà en cours, notamment en matière d’indépendance vis-à-vis des partis politiques et de transparence. Pour le vice-président de la Fédé, ces réformes doivent aller plus loin : "Il faut dynamiser les bureaux régionaux. La Fef est beaucoup trop centralisée sur Bruxelles, alors que des étudiants, il y en a dans toute la Communauté française". Toujours selon Maxime Counet, "la division actuelle des mouvements étudiants fait le jeu des politiques. Cette année, de nombreux décrets vont être présentés, notamment sur la réforme de la participation étudiante. Tous les membres des conseils étudiants doivent rester solidaires". Enfin, pour l’étudiant lambda, être représenté c’est bien, être entendu, c’est encore mieux F.Co. (St.)