Gazette de Liége Il reste approximativement 9 millions de m3… pas de panique disent les experts

Le niveau du lac de la Gileppe semble baisser de jour en jour. Nous l’évoquions cet été mais, début août, la météo était tout à fait différente d’aujourd’hui puisque nous vivions une canicule prolongée… Pourtant, mi-novembre, de nombreux observateurs s’inquiètent à nouveau puisque le niveau continue de baisser. Étonnant est-on tenté d’écrire, les températures n’étant plus estivales depuis des semaines. Mais comme l’indique Benoît Moulin, porte-parole de la SWDE, "il n’y a plus de canicule mais il n’a pas encore plu énormément". Conséquence : le niveau du lac de la Gileppe est encore plus bas que cet été, la preuve en photo (ci-contre).

En région verviétoise, certains s’inquiètent dès lors de voir la réserve du lac se tarir puisque, pour rappel, si la Gileppe est ce barrage mythique inauguré en 1878 par le roi Léopold II, il s’agit aussi et surtout d’un important bassin de retenue des eaux qui, une fois traitées, alimentent une importante partie de la population de la province de Liège, en région verviétoise majoritairement.

Comme cet été toutefois, les experts sont unanimes : il n’y a rien à craindre concernant l’alimentation en eau de la région. En effet, "à ce stade, il reste dans le lac encore 9 millions de m3", nous précise Paul Dewil, directeur du Centre régional de Crise de Wallonie, notamment chargé de surveiller les réserves en eau. Pour une capacité totale de 25 millions de m3.

Mais pourquoi le niveau est-il si bas ? Car les précipitations n’ont pas encore été suffisantes donc et que l’alimentation naturelle du lac (rivière de la Gileppe et ruisseau du Louba) est réduite à peau de chagrin. Ce qu’on sait moins par ailleurs, c’est que, cet été, "des travaux d’entretien des berges ont été réalisés", précise Paul Dewil. Et ces travaux ont nécessité une diminution forcée du niveau. "Dès le départ dès lors, le niveau du lac était plus bas que d’habitude".

La Gileppe, réservoir bientôt vide ? "Non", assure encore le spécialiste, "nous sommes d’ailleurs encore au-dessus du niveau de 1976, année de sécheresse référence". Et dans les prochaines semaines, des précipitations sont annoncées; 9 millions de m3, c’est encore largement suffisant.