Gazette de Liége

Pour établir son programme électoral, le MR a mis sur pieds différents groupes de travail. Un d'entre eux, présidé par Gilles Foret, s'est intéressé au problème de la mobilité. Aidés par quelques spécialistes du secteur, ils ont souhaité dresser un premier bilan des effets du plan communal de mobilité (PCM) adopté il y a deux ans par le Conseil communal de Liège.

Sans surprise, s'agissant d'une analyse faite par un parti d'opposition, celle-ci n'est pas tendre. Malgré tout, les libéraux reconnaissent que certaines actions ont été réalisées et ont eu un effet positif: « Le statut des riverains est satisfaisant, puisqu'ils peuvent à présent stationner gratuitement en ville et disposer de plusieurs cartes de parking par ménage; le tarif des horodateurs a été adapté et permet à présent qu'il y ait une rotation des véhicules en plus d'assurer de belles rentrées dans les caisses de la Ville; l'opération parkings gratuits a été lancée, même si c'est de façon incomplète; et l'adoption du plan piéton est une démarche originale que nous tenons à encourager», explique la présidente de la section de Liège ville, Christine Defraigne.

On peut compléter cette liste en signalant que même si toutes les rénovations de carrefours et d'axes routiers prévues dans le PCM n'ont pas encore été réalisées, de nombreux chantiers sont déjà terminés (boulevard de la Sauvenière, quai Mativa, rue Léopold, etc.) et d'autres sont en cours (carrefour Avroy/ Saint-Gilles notamment).

Manques et oublis

Après les bons points, place aux gommettes rouges. Outre l'absence de politique forte en faveur des cyclistes, le MR déplore qu'il n'y ait toujours pas aujourd'hui de véritable service communal de la mobilité, soit un organe spécifique en charge de développer des campagnes de sensibilisation, d'information et de formation autour de différents projets qui seraient mis sur pied. L'absence de nouveaux plans de mobilité de quartier faisant suite à ceux du Laveu et de Sainte-Walburge est également pointée du doigt, de même que l'absence de plans de mobilité établis en concertation avec les entreprises, les écoles et les autres communes de l'agglomération liégeoise.

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Sur le plan des parkings relais, nous souhaiterions également que le collège se positionne, d'autant qu'il y a peu, l'administrateur délégué de la Société régionale wallonne des transports (SRWT) déclarait qu'il était prêt à débloquer les crédits pour la réalisation du premier projet de ce genre à Sclessin», souligne Christine Defraigne encore calme. Place ensuite à la tempête au moment où la bouillante conseillère communale, par ailleurs présidente du CA du Tec Liège-Verviers, aborde un dossier qui lui est cher: celui du tram. « Il faut réfléchir dès à présent pour savoir quel moyen de transport nous voulons demain à Liège. Même si elle est très chère, la solution du tram mérite de ne pas être enterrée trop vite car si la volonté politique est présente, des moyens peuvent être débloqués et on peut réfléchir à la réutilisation d'anciens rails encore enfouis dans le sol vers Renory pour tenter une première expérience». Gilles Foret lui emboîtait ensuite le pas pour souligner que l'amélioration des relations ferroviaires dans l'agglomération et au sein de l'Euregio doit également être une des priorités « car nos voisins souhaitent pouvoir profiter de la nouvelle gare et il s'agit d'une belle opportunité pour positionner Liège en capitale de l'Euregio, ce qui est un bon moyen pour donner un coup d'accélérateur à son redéploiement».

© La Libre Belgique 2006