Gazette de Liége

L’évènement qu’a constitué l’inauguration de la nouvelle gare des Guillemins devait être le point de départ d’un aménagement du quartier avoisinant. Une mission confiée par un récent décret wallon à la Société de développement de Liège-Guillemins (SDLG), laquelle doit être chargée de l’aménagement de l’espace défini dans le périmètre de remembrement urbain (PRU) du quartier.

Le hic, c’est que cette SDLG n’est toujours pas constituée et que, bien que la Ville, actionnaire de la société au même titre que la Région et que l’intercommunale SLF, ait désigné ses administrateurs, ceux de la Région se font encore attendre Du moins du côté de deux des trois composantes de la majorité "Olivier", puisque selon nos informations, Ecolo aurait choisi le sien - un homme au profil étonnant et issu de la société civile. Le MR en aurait fait de même puisque c’est le conseiller communal liégeois Gilles Foret qui serait chargé de cette tâche.

Du côté de la Ville, où on a accueilli positivement la venue récente du ministre wallon Paul Furlan (PS) qui a donné un coup d’accélérateur au projet, on confirme que la SDLG est toujours en cours de constitution et on renvoie la balle dans le camp régional. "À la Région de se positionner !", lance ainsi l’échevin Michel Firket (CDH). C’est ainsi qu’outre la désignation de "ses" administrateurs, au premier rang desquels le maïeur liégeois qui doit devenir le président de la SDLG, la procédure d’adjudication concernant les travaux de la future place devant la gare a aussi été lancée.

Cette relative lenteur ne manque pas de faire réagir l’opposition libérale qui, par la voix de Christine Defraigne, plaide l’urgence en la matière, tout en reconnaissant qu’un consensus sera difficile à obtenir. En effet, et Willy Demeyer nous l’a confirmé, sa volonté est bel et bien de lancer une invitation à la SNCB, qui dispose de terrains sur le site et qui est donc impliquée dans le développement immobilier du quartier, à faire partie de la SDLG. Néanmoins, alors que l’ensemble des acteurs reconnaissent la nécessité de la présence de la SNCB (dont les responsables liégeois étaient injoignables vendredi), nul ne sait si elle sera prête à en être et surtout quelle sera sa motivation dans la recherche d’un consensus. Mais, prévient Michel Firket qui en appelle au bon sens, "la SNCB doit comprendre que la responsabilité démocratique de l’aménagement du quartier n’existe pas dans son chef".