Gazette de Liége

Tout récemment, elle vient de recevoir le Grand prix wallon de l’entrepreneuriat 2010 dans la catégorie "micro-entreprise", un prix remis le 20 septembre dernier lors d’une soirée de gala à l’Opéra de Liège. Elle, c’est Sarah Santin, une jeune et dynamique cheffe d’entreprise liégeoise qui a fait de sa ou plutôt de ses passions son métier, et ce depuis plus d’un an, à savoir designer d’intérieur.

Née à Liège il y a presque 31 ans - elle les fêtera le 8 octobre prochain - et ayant toujours vécu en Cité ardente, cette fille d’un papa formateur en informatique et d’une maman dessinatrice en bâtiment a de son propre aveu "toujours été passionnée par l’aspect créatif". Mais c’est en empruntant plusieurs chemins de traverse que celle dont l’autre leitmotiv est le développement durable est arrivée à ses fins, il y a un peu plus d’un an d’ici.

Ainsi, le parcours tant académique que professionnel de Sarah Santin est pour le moins atypique, elle qui a quitté très jeune le cocon familial et qui, selon ses dires, n’a "jamais pu se permettre de ne pas travailler". Après des études secondaires effectuées en sciences-économiques à l’athénée Saucy de Liège, elle se destine durant trois années à des cours du soir en gestion au sein de la Chambre belge des comptables tout en entreprenant plusieurs métiers dont celui de vendeuse dans un supermarché et d’assistante au sein d’une agence d’intérim.

En 2001, après avoir terminé ses cours du soir et alors qu’elle a entre-temps intégré la cellule gestion de l’entreprise familiale Superbois, Sarah Santin entame une licence en gestion de l’entreprise au sein de l’ULg. Deux ans plus tard, alors qu’elle est en partance pour une année Erasmus en Espagne, elle quitte son emploi chez Superbois avec la promesse de le retrouver à son retour. Mais entre-temps, la société est rachetée et, à son retour, elle choisit d’intégrer une nouvelle entreprise familiale, à savoir TTS, où elle s’occupe encore de gestion.

En 2004, au terme de sa licence, la jeune femme s’expatrie un an au Luxembourg où elle travaillera au sein d’une fiduciaire et d’où elle reviendra rapidement, intégrant à son retour le Centre d’études de la performance des entreprises dirigé par le Pr Van Caillie. Après deux années de recherche, elle quitte l’ULg début 2008 et décroche dans le même temps une bourse de proactivité auprès de la Région wallonne. C’est cette même année qu’elle s’installe à Esneux dans une maison qu’elle rénove de fond en comble comme ses deux précédentes.

Ayant déposé un dossier chez Job’in et séjourné durant près d’un an au sein d’une couveuse d’entreprises, celle qui se définit avant tout comme une entrepreneuse et qui affirme avoir "toujours voulu être indépendante" se lance fin 2009 dans la création de sa propre société. Une entreprise à l’image de cette self-made-woman qui allie sa passion pour la décoration et son intérêt pour le bio.