Gazette de Liége

Ainsi que la "Gazette de Liège" l’évoquait déjà ce week-end, le sujet en vogue est incontestablement le tram. Un projet d’ampleur qui entre désormais dans une phase décisive. Ainsi, dans le cadre de l’enquête publique et en prélude à l’étude d’incidences sur l’environnement (voir ci-contre), laquelle doit aboutir en février prochain, une première réunion d’information publique est organisée ce soir, dès 19h, au palais des Congrès de Liège. Quelque 2500 personnes - au maximum - y sont attendues par la Ville de Liège et la Société régionale wallonne du transport (SRWT), maître d’œuvre de ce projet d’implantation d’une première ligne de tram à Liège.

"Ce n’est pas tous les jours que nous présentons un projet dont l’impact sera aussi important et étendu que le tram", soulignait vendredi, en marge de l’inauguration de la Maison du tram (sise au numéro 65 du boulevard de la Sauvenière et ouverte dès demain), son administrateur-délégué. La réunion permettra d’informer le public sur le projet de tracé complet, soit les 17 km reliant Jemeppe à Herstal, et ce même si seul le tracé central, de Sclessin à Coronmeuse, est acquis. On se souvient ainsi de la récente décision du gouvernement wallon qui s’était accordé uniquement sur le financement à hauteur de quelque 350 millions d’euros de ce tronçon liégeo-liégeois d’une douzaine de kilomètres. Une décision qu’a dit continuer de regretter le bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden (PS), lequel se donne ainsi que le maïeur liégeois Willy Demeyer (PS), pour qui "le tram est au cœur de la supracommunalité", six mois pour trouver 150 millions d’euros (des financements provincial et européen sont notamment évoqués) qui permettront de réaliser les bouts de ligne.

L’étude d’incidences, préalable à la demande de permis unique dont le dépôt doit intervenir fin 2012-début 2013, concernera donc l’ensemble du tracé. "Nous voulons que le tram reste bel et bien un projet d’agglomération", a de son côté martelé le ministre wallon en charge de la Mobilité Philippe Henry (Ecolo). Ce dernier a également fait référence aux prochaines étapes dont la rédaction du cahier des charges destiné au partenaire privé et le choix du matériel roulant. Si la procédure est encore longue, la mise en service du tram étant prévue en juin 2017, on entre désormais véritablement dans le vif du sujet, permettant à tout un chacun de prendre connaissance du projet précis et d’émettre ses observations. Ce que certains dont l’ASBL urbAgora, laquelle a notamment plaidé pour un passage du tram au sein du quartier Saint-Léonard, ont commencé à faire