Gazette de Liége

Mercredi après-midi, le conseil d’administration de l’OTW, le nouvel Opérateur de transport de Wallonie qui regroupe les cinq TEC et l’ex-SRWT, s’est réuni pour désigner le constructeur du tram liégeois.

À la surprise générale, c’est le consortium Tram’Ardent qui a remporté le marché sous forme d’un partenariat public/privé. Étonnant dans la mesure où lors de la décision précédente, qui avait été finalement écartée par l’Europe pour cause de système de financement jugé illégal, ce sont les Français d’Alstom Transport qui l’avaient emporté.

Cette volte-face s’expliquerait par la qualité du projet qui a largement été modifié entre les deux offres. Si tout se passe comme prévu, les travaux devraient débuter début 2019. "Tous les feux sont au vert. Le permis octroyé est toujours valable et les conditions financières sont réunies", a expliqué le ministre Di Antonio.

Entreprises locales

Sur la table depuis une dizaine d’années, le projet du tram, dont le tracé s’étalera sur 12 kilomètres de Sclessin à Coronmeuse, entre désormais dans sa phase finale.

De son côté, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a pris acte de la décision de l’Office wallon des transports et se réjouit d’ailleurs de la progression du dossier. "Je souhaite rencontrer au plus vite la Région wallonne afin de m’assurer de la qualité des services qui seront offerts à la population liégeoise et aux nombreux visiteurs de la ville."

Le consortium Tram’Ardent est composé de sociétés du groupe Colas, dont Colas Belgium et Colas Rail Belgium, du constructeur de matériel roulant espagnol CAF et de la financière DIF.

Un des arguments en faveur de ce consortium réside sans nul doute dans le fait que Tram’Ardent dispose d’un ancrage local fort par la présence des filiales belges de Colas, les partenariats avec les entreprises locales et la volonté du groupe CAF d’installer durablement une filiale dans la région.

Le consortium a donc pour missions la construction du réseau électrifié entre Sclessin et Coronmeuse (en ce compris les systèmes complémentaires comme les carrefours), la fourniture du matériel roulant, la création et la gestion du centre de maintenance et de remisage à Bressoux, l’intégration du matériel billettique du TEC, l’aménagement des espaces urbains connexes à la ligne (représentant 240 000 m²) ainsi que la maintenance pendant toute la durée du contrat, tandis que l’OTW prend en charge l’exploitation de la ligne.