Gazette de Liége

CINQ ENTREPRISES DE FORMATION PAR LE TRAVAIL (EFT), principalement orientées vers le secteur du bâtiment, s'opposent à l'approbation par le gouvernement wallon d'un projet présenté par la ministre de la Formation Marie Arena. Face à la mesure de limitation des indemnités octroyées aux stagiaires durant leur formation, les EFT ont détaillé les conséquences négatives que cette mesure aura sur leurs activités.

Représentées par le député fédéral CDH Benoît Drèze, président d'une des ASBL concernées et très actif dans ce domaine, les EFT disent ne pas parvenir à convaincre la ministre de la pertinence de leur action, alors que les chiffres démontrent des résultats d'insertion probants dans les différents secteurs proposés.

Il existe en Wallonie 75 EFT agréées qui forment chaque année 3 000 stagiaires, dont 500 dans les 5 EFT opposées à la mesure. Ces EFT, sous forme d'ASBL, s'adressent à un public spécifique de jeunes non qualifiés, soit sans revenus ou émargeant au départ au CPAS. En limitant les indemnités, le décret initié par Marie Arena risque, selon Benoît Drèze, «de démotiver de nombreux candidats et reviendrait à priver des centaines de personnes non qualifiées de l'accès à la vie professionnelle... C'est un non-sens, connaissant la pénurie actuelle de main-d'oeuvre dans certains secteurs et notamment dans celui du bâtiment».

© La Libre Belgique 2006