Gazette de Liége

Ce sont nos confrères du "Trends " qui, ce jeudi ont fait état des regrets affichés par la SNCB Holding dans le cadre du futur siège du ministère des finances à Liège. Au printemps dernier, la Régie des Bâtiments, mandatée par l’État fédéral, publiait le cahier des charges régissant la construction de ce siège. Parmi les conditions, on relevait : être détenteur d’un CU2 (Certificat d’urbanisme de classe 2) délivré par la Ville.

Le projet vaut le coup puisque l’enveloppe qui y est dévolue dépasse les 100 millions d’euros. Mais finalement, sur les six candidats, deux seulement obtiennent ce fameux CU2 : la Fedimmo et la SNCB Holding. Mais, pour le second candidat, si l’avis de la Ville concernant le CU2 est favorable, il est assorti d’une imposante série de conditions. "C’était une manière de nous mettre hors-jeu, regrette-t-on à la SNCB Holding. Nous avons reçu l’avis de la ville le 23 décembre et nous devions rendre notre projet le lendemain. Mais ce que vous devez savoir, c’est que ce projet que nous devions rendre devait être ferme et définitif en ce compris le volet financier. Comment voulez-vous réformer un projet de 100 millions d’euros en une seule nuit ?"

Seul mais intéressant

La SNCB Holding a donc renoncé à déposer son projet laissant ainsi place nette au seul candidat restant : le projet introduit par Fedimmo/Befimmo et dessiné par les bureaux Jaspers-Eyers et Greisch. Un projet qui, soit dit en passant, est tout à fait intéressant.

En attendant, la Régie des Bâtiments qui avait lancé le concours pour faire foisonner les idées se retrouve avec un seul candidat. C’est ce qu’a dénoncé la SNCB Holding dans un courrier adressé à cette même Régie.

Du côté de la Ville, on balaie les griefs du revers de la main : "La SNCB a eu son certificat, certes assorti de conditions", rétorque Michel Firket, l’échevin CDH liégeois de l’Urbanisme. "Il n’y a rien d’autre à dire."