Gazette de Liége Ils ont été reçus par le bourgmestre et coordonneront leurs actions avec la police.

La colère des gilets jaunes, une nouvelle fois présents un peu partout en région liégeoise ce vendredi, paralysant la cité et ses abords, tranchait avec le sourire affiché par les quelques représentants du mouvement. Des représentants qui furent en effet reçus durant plus d’une heure, à l’hôtel de ville de Liège, par le bourgmestre Willy Demeyer et le chef de corps de la police, Christian Beaupère.

Objectif de la rencontre : non pas monter aux barricades mais bien dialoguer de manière constructive, comme l’indiquait Karim, habitant de Wandre. "Je suis sur place depuis le premier jour à Wandre car je n’habite pas loin mais je sentais que, dans le mouvement, les gens commençaient à se décourager, c’est normal", explique Karim, "si l’on ne revendique rien de précis, ça ne sert à rien. Alors j’ai sollicité une rencontre et on nous a mis en contact avec le cabinet du bourgmestre qui a de suite répondu à notre demande."

Un accord

Ce vendredi, sur le coup de 14 h, une petite délégation de gilets jaunes était donc reçue à l’hôtel de ville de Liège, afin de discuter avec les autorités. Résultat : "Nous avons le sentiment d’être entendus, à Liège en tout cas mais pas au fédéral", explique Kévin, Luyks, porte-parole du jour. Parmi les points d’accord, il y a surtout la coordination pour les manifestations qui auront lieu dans les prochains jours, car ils l’affirment : "Le mouvement ne s’arrêtera pas tant que nous ne serons pas entendus."

En pratique : "Nous avons convenu de prévenir les forces de l’ordre avant d’organiser une nouvelle manifestation", explique Kévin Luyks. Ce qui permettra donc d’éviter les débordements comme à Feluy. Par ailleurs : "Il n’y aura pas de manifestation entre minuit et 4 h ; personne ne s’en plaindra."

Quant au bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS), ce dernier a promis de transmettre aux instances du Parti socialiste, à Bruxelles, les revendications des gilets jaunes.

Des revendications que le PS, dans l’opposition, n’aura pas de mal à soutenir en réclamant une diminution globale du coût de la vie, "des transports, du carburant, des frais scolaires ou encore des charges comme l’électricité, le gaz, l’eau…".