Gazette de Liége Le collège communal de Liège a fait le point sur l’écoquartier de Coronmeuse et les autres projets relatifs au nord de la ville.

"Une vision pour l’entrée nord de Liège" : telle est la communication faite hier par le collège communal quasi au grand complet. Lequel a tenu, à la veille du prochain Conseil communal où l’écoquartier de Coronmeuse est à l’ordre du jour, à faire le point sur ce dernier ainsi que sur d’autres projets connexes. Tout en faisant référence à la dynamique du Projet de Ville, le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a souligné "la métamorphose à venir du nord de la ville". Laquelle doit concerner essentiellement Coronmeuse mais aussi Bressoux-Droixhe ainsi que Bavière, soit pas moins de 73 hectares et près de 700 millions d’euros d’investissements publics et privés.

C’est Jean-Pierre Hupkens (PS), en charge de l’Urbanisme, qui a évoqué "la renaissance de Bavière" où 300 logements et 400 kots doivent voir le jour sur quatre hectares. En outre, ainsi que rappelé par ce dernier, un pôle de développement culturel provincial, subsidié par le Feder et pour lequel un permis d’urbanisme a été obtenu récemment, doit y être érigé. Enfin, une importance est également accordée à la création d’espaces publics de qualité. "La mutation de Bressoux-Droixhe", constituant le gros morceau puisqu’il est question de 44 hectares, a quant à elle été brossée par Maggy Yerna (PS), en charge de l’Aménagement du territoire. Et celle-ci de mettre en évidence tant la construction programmée de 600 logements essentiellement publics que le déménagement annoncé de la Fil devenue Liège Expo sur un site qui accueillera aussi à terme le dépôt du futur tram dont l’apport au nord de la ville a été rappelé par le Premier échevin.

Concernant l’écoquartier projeté à Coronmeuse, le délai estimé pour ce faire étant de 30 ans, l’échevin des Travaux a rappelé la procédure de dialogue compétitif en cours depuis 2012 et qui abouti en 2017 à la désignation d’un consortium privé avec lequel la Ville va contracter. Poursuivant plusieurs axes dont celui de conserver un caractère vert au site, il s’agit de faire de ce dernier un quartier composé à terme de 1 325 logements essentiellement destinés aux familles tout en rénovant les bâtiments historiques présents sur le site.