Gazette de Liége Une nouvelle école de devoirs initiée par des bénévoles liégeois va bientôt voir le jour dans le quartier Saint-Léonard.

On l’a appris récemment et les chiffres diffusés par la Fédération Wallonie-Bruxelles ne laissent guère place au doute : il y a trop peu d’écoles de devoirs compte tenu de la demande tant et si bien qu’un grand nombre d’élèves doivent être placés sur des listes d’attente. Or ces structures d’accueil extrascolaire, subsidiées tant par l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE) que dans le cadre des points APE octroyés par la Région wallonne, répondent visiblement à un besoin bien réel dans le chef de différents types de publics, issus de milieux précarisés mais pas uniquement. En effet, si de telles structures, destinées à pallier l’enseignement classique et à venir en quelque sorte en appoint de ce dernier, attirent un public fait d’enfants de parents aux revenus modestes ou encore de primo-arrivants (soit une tendance lourde depuis plusieurs années), c’est également le cas en ce qui concerne ceux dont les parents ont un emploi trop prenant ou encore ceux qui sont en décrochage scolaire.

Une démarche volontaire et une opération de crowdfunding

C’est face à ce constat qu’une poignée de bénévoles liégeois ont entrepris récemment une démarche volontaire visant à ouvrir une nouvelle école de devoirs, et ce dans le quartier Saint-Léonard. L’ancien faubourg du Nord compte déjà à l’heure actuelle deux écoles de devoirs mais à en croire l’un des initiateurs du projet, à savoir l’entrepreneur liégeois Luc Pire, il y a véritablement la place pour une troisième structure de ce type. Laquelle a d’ailleurs été dénommée "La Place" et doit voir le jour dans le courant de l’année prochaine au cœur de Saint-Léonard. À la base de cette initiative citoyenne originale, on retrouve outre donc Luc Pire, cofondateur du VentureLab destiné à soutenir des projets entrepreneuriaux, ainsi que d’autres personnes (dont une chargée de projets aux HEC, un conseiller pédagogique et ancien directeur, une logopède et formatrice, et une artiste et animatrice), une institutrice en 5e et 6e primaires à l’école communale Vieille Montagne.

Ainsi qu’expliqué sur le site Web de la plate-forme wallonne Crowd’in, une opération de crowdfunding ayant été lancée il y a peu, la nécessité d’ouvrir une nouvelle école de devoirs dans le quartier concerné s’est imposée comme une évidence à cette dernière. À savoir Corinne Paquay, sensibilisée quotidiennement par les enfants et les parents à un manque existant en la matière, laquelle a donc pris la décision de réunir plusieurs personnes volontaires au sein d’une ASBL. Le but avoué étant donc de permettre à ces derniers de disposer en 2018 d’un nouveau lieu d’accueil et d’écoute ouvert aux enfants de 6 à 12 ans et voulu convivial. Basé sur la philosophie de la pédagogie active, il poursuivra en outre un objectif de mixité sociale qui sera donc atteint si le premier palier financier fixé à 4 000 euros et visant l’achat de meubles est franchi.