Gazette de Liége Trois jours consacrés aux artistes et compagnies belges émergents à Liège.

Trois spectacles dont un agrémenté d’un débat et d’une rencontre, huit étapes de travail, deux présentations de projets et même un film : pas moins de quatorze moments dédiés à la création théâtrale constituent le programme de "Factory" qui revient du 22 au 24 février à Liège pour une quatrième édition. Depuis 2015, le Festival de Liège, que l’on ne présente plus et sous l’égide duquel cet événement est organisé, est associé à La Chaufferie-Acte 1, soit ce projet d’incubateur culturel et artistique d’un nouveau genre.

Et c’est ensemble que ces deux structures entendent présenter ce festival se déroulant tous les ans et constituant en quelque sorte (du moins les années où a lieu le Festival de Liège) un festival dans le festival. Consacré avant tout aux artistes et aux compagnies belges émergents, de quoi le rapprocher en l’espèce de l’ADN de son grand frère, il se veut fidèle aux grands principes qui le sous-tendent depuis sa création.

À savoir comme souligné par les organisateurs de "Factory" ceux de constituer une fabrique voire un laboratoire théâtral. Ainsi donc, durant trois jours, et ce tant au sein du Manège de la caserne Fonck que du chapiteau voisin occupé par Arsenic 2, laquelle compagnie participe à sa manière au festival en question, il sera possible au public liégeois mais aussi à celui venu d’ailleurs (le but étant notamment à cette occasion d’attirer des programmateurs) de découvrir pour un prix démocratique plusieurs projets à différents stades de développement.

Et comme précisé par les organisateurs de la manifestation, "certains sont aboutis, d’autres se montrent à un moment clé de leur construction, d’autres encore présentent une première lecture d’une recherche artistique pour recueillir les impressions et nourrir les imaginaires nécessaires à leur création". Parmi ceux qui seront ainsi présentés, figure notamment en tête d’affiche "Laïka", soit le nouveau spectacle d’Ascanio Celestini mettant en scène l’acteur liégeois David Murgia, par ailleurs nouveau directeur du Théâtre national. Lesquels se retrouvent après "Discours à la nation" dans une création évoquant un "Jésus des banlieues".

Outre ce dernier projet, d’autres seront également à l’affiche tels que "J’abandonne une partie de moi que j’adapte" qui n’est autre qu’une étape de travail présentée l’an dernier et devenue un spectacle de théâtre-vérité à part entière. Si ce projet a été créé dans le cadre d’une carte blanche confiée à l’École supérieure d’acteurs de Liège, ce n’est pas le seul à porter sa marque. Ce sera en effet aussi le cas du court-métrage dénommé "Supplice chinois" qui sera diffusé à cette occasion ainsi que de plusieurs étapes de travail tandis qu’un spectacle-débat aura pour thème "les combats des pauvres".

Infos et réservations indispensables : www.festivaldeliege.be.