Gazette de Liége Si le scrutin est dans toutes les têtes, il aura des impacts logistiques.

Alors que les négociations politiques vont bon train en vue de la formation de nouvelles majorités tant en Wallonie qu’au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on sent dans le même temps que les regards sont déjà tournés vers les prochaines élections locales programmées en 2018. Il faut dire que tant en ce qui concerne la Province, un niveau de pouvoir qui ne cesse d’être remis en question, que les différentes communes, les enjeux seront de taille. On peut ainsi notamment évoquer le cas de plusieurs bastions socialistes de la périphérie liégeoise où le leadership du parti dominant vacille ou encore la situation dans les chefs-lieux d’arrondissements dont Liège où il faudra voir quel sera l’impact de l’affaire Publifin ainsi que de l’émergence de listes dites alternatives et/ou citoyennes.

Outre cet aspect électoral, il en est un autre qui a fait l’objet il y a peu d’une interpellation au Conseil communal de Liège. Fabrice Drèze (MR) a interrogé l’échevine en charge de l’État civil Julie Fernandez Fernandez (PS) au sujet de la façon dont la Ville se prépare à l’organisation pratique de ce scrutin. Lequel aura des impacts importants en termes notamment de logistique, et ce d’autant plus qu’il faut désormais tenir compte à Liège comme ailleurs du nouveau décret wallon modifiant plusieurs règles relatives à la tenue des élections.

Si le changement majeur, lequel ne manquera pas d’être commenté, a trait à la fin programmée du vote électronique ainsi que de l’effet dévolutif de la case de tête, d’autres éléments sont à mentionner. Il en est ainsi pour exemples de la sensibilisation au don d’organes qui sera renforcée à cette occasion (la Ville de Liège ayant été pionnière en la matière dès 2014) mais aussi de l’accessibilité aux PMR qui sera améliorée (notamment via l’installation de planches d’accès, d’isoloirs accessibles et de fourniture de loupes). Concernant la désignation des présidents des bureaux de vote (180), elle a été avancée afin de développer les formations nécessaires en la matière.

Se rendre aux urnes, cela coût cher

Un autre élément important est relatif au nouveau logiciel d’aide au dépouillement, à ne pas confondre avec celui dédié à l’encodage des résultats qui est pris en charge par la Région, lequel sera mis à disposition des communes dans le courant du mois de septembre via un cahier spécial des charges. À cet égard, les communes doivent prendre en charge les dépenses inhérentes à l’achat du matériel en question, ce qui représente pour Liège un coût estimé à environ 117 000 euros. Se rendre aux urnes, cela coûte cher puisqu’un budget de 80 000 euros a été inscrit à l’extraordinaire pour 2017. Ce qui devrait selon la Ville permettre l’achat d’urnes (un besoin de 360 est exprimé) et autres panneaux chicanes. En outre, pour 2018, un budget à l’ordinaire doit permettre l’achat de petites fournitures, et ce pour un montant de 30 000 euros. À ce dernier, il faut encore ajouter un besoin en termes d’assesseurs (lesquels peuvent être volontaires) chiffré à quelque 1 200 ainsi que des dépenses liées aux frais d’impression des convocations, au catering ou encore à la présence sur place du personnel de la Ville (une centaine d’agents) et de la police (une centaine de policiers).