Gazette de Liége L’objectif est d’atteindre les 10 % de donneurs en 2022.

La ville de Liège comptait 3,31 % de citoyens donneurs d’organes en 2017, soit un pourcentage supérieur à la moyenne nationale. L’objectif est d’atteindre les 10 % d’ici 2022. C’est du moins l’ambition de l’échevine de l’État-civil de la Ville de Liège, Julie Fernandez Fernandez. Un des moyens pour y parvenir est de mener à bien l’action de sensibilisation au don d’organes organisée en ce jour de la Saint-Valentin.

Cette opération, intitulée "Pour la Saint-Valentin, dites oui… au don d’organes", est parrainée par le dessinateur liégeois de bande dessinée François Walthéry. Elle se déroule ce 14 février, de 9 h à 12 h 30, dans toutes les mairies de quartier de la Ville de Liège, en collaboration avec la Coordination transplantation du CHU de Liège. Des personnes ayant été transplantées seront présentes pour témoigner de leur vécu.

"La probabilité d’avoir un jour besoin d’un organe est huit fois plus grande que celle de pouvoir faire don de ses organes. De plus, à partir d’une personne donneuse d’organes, on peut sauver jusqu’à sept vies. Le don concerne non seulement différents organes comme le cœur, les reins… mais aussi la cornée, les yeux, les tissus", souligne l’échevine qui rappelle que Liège fut la première ville, en 2014, à avoir organisé une campagne d’inscription comme donneurs/donneuses d’organes durant les élections. "Il y a eu près de 1 000 inscriptions sur un jour alors que la moyenne est de 700 par an. Cela sera renouvelé aux élections d’octobre prochain", relève-t-elle.

Une carte de donneur

Les personnes qui feront la démarche de se déclarer donneuses d’organes recevront une petite carte illustrée par François Walthéry, qui en a réalisé deux différentes, l’une avec Li vî Bleu et l’autre avec Natacha.

"Au-delà de la symbolique, cette carte est à mettre dans le portefeuille. Ainsi, en cas d’accident, on voit directement que la personne est donneuse d’organes. La loi précisant que toute personne est d’office donneuse d’organes, sauf si elle marque son opposition, le fait d’effectuer la démarche en faveur ou non du don peut éviter des émotions supplémentaires à la famille", ajoute Julie Fernandez Fernandez, qui a déposé une proposition de loi au parlement fédéral en vue de permettre l’inscription comme donneur d’organes, depuis son ordinateur, sur base de la carte d’identité.