Gazette de Liége

Depuis le début de l’année 2012, l’ASBL Logistics in Wallonia, pôle de compétitivité wallon situé à Liège Airport, procède à une analyse des offres d’emploi dans les fonctions logistiques. Soit des emplois de plus en plus recherchés, du moins si l’on en croit les derniers résultats publiés par le pôle, lequel compte quelque 300 membres et a pour vocation de constituer la référence wallonne en matière de logistique et d’innovation dans les secteurs concernés. En effet, ils confirment une accélération de la demande de profils de type logistique, ce qui corrobore d’autres données récentes. A savoir notamment l’étude de la Banque nationale datant du mois de juillet et confirmant si besoin en était encore la place occupée dans notre pays, et singulièrement en l’espèce en Belgique francophone, par l’activité logistique, laquelle emploie selon les chiffres fournis pas moins de 218 000 personnes.

1 300 nouvelles offres d’emploi

De quoi aux dires de Bernard Piette, le directeur général de Logistics in Wallonia, mettre davantage en lumière le potentiel de création d’emplois dans un domaine qui est parfois et même souvent si l’on en croit ce dernier jugé à tort comme moyennement attractif en Wallonie et notamment en région liégeoise où de nombreuses entreprises logistiques sont présentes. Ainsi donc, après avoir analysé près de 6 800 offres d’emploi entre janvier 2012 et décembre 2016 (dont 1 900 sur la seule année dernière), ce sont quelque 1 300 nouvelles offres qui ont été recensées rien que pour le premier semestre 2017.

La question étant en l’espèce de savoir quels types de profils sont recherchés et si une évolution est constatée à cet égard ? Si l’on en croit le patron du pôle, le besoin d’acheteurs et de chauffeurs continue de s’amplifier, lesquels sont suivis par les responsables logistiques et autres logisticiens, magasiniers et coordinateurs. En termes de secteurs concernés, celui du transport et de la distribution est le plus important pourvoyeur d’emplois, suivi par la grande distribution ainsi que par l’agro-aliementaire, les services publics et le secteur pharmaceutique. Pour Bernard Piette, interrogé par nos soins eu égard à ces constats, un double message vaut la peine d’être adressé, et ce à l’heure de la rentrée académique et de la recherche d’orientation par les jeunes. Le souci, souligne toutefois ce dernier, est la perception négative qu’ils ont des métiers logistiques alors que des formations existent en la matière (en région liégeoise, la HEPL et la Haute École Charlemagne organisent de concert un bachelier ad hoc). Mais celles-ci ont encore selon lui trop peu la cote même si le besoin des acteurs est grandissant.