Gazette de Liége En marge de la polémique sur l’abattage à domicile, Liège développe la matière du bien-être animal

Il y a quelques décennies de cela, on parlait peu d’environnement, d’énergie et de développement durable… il n’y avait donc pas de raison de réclamer, au sein d’une ville, un échevinat ad hoc. Et il n’était peut-être pas question non plus de propreté publique, de citoyenneté ou encore de vie sociale…

Aujourd’hui pourtant, évolution des mœurs, des priorités et des sensibilités oblige, toutes ces matières trouvent un écho direct au sein de nombreuses majorités communales.

En marge de la polémique à Liège, liée à l’abattage des moutons à domicile, lors de l’Aïd El Kebir (lire ci-contre), la Ville de Liège dit avancer sur cette matière qu’est le bien-être animal, "comme on le fait pour la mobilité", assure-t-on à la Ville.

Désormais, le PS plaide pour que la matière en question soit gérée par un échevinat à part entière. "C’est en fait déjà le cas", nous précise-t-on au cabinet du bourgmestre Willy Demeyer, "un référent bien-être animal travaille à la Ville depuis 2016". Mais pour aller plus loin dans la démarche, le PS a donc inscrit dans son programme la prise en charge concrète de la matière par un échevin. En cas de victoire aux élections, l’idée pourrait se concrétiser, surtout si la future majorité est, comme d’aucuns le pronostiquent, une bipartite PS-MR.

On se souvient en effet que Christine Defraigne, cheffe de file des libéraux à Liège et, accessoirement, présidente du Sénat, a interpellé la majorité à de multiples reprises pour créer un échevinat du Bien-être animal.

Pointée du doigt par l’association de défense des animaux Gaia, la Ville de Liège se défend d’agir illégalement dans le cas de l’abattage mais, surtout, elle épingle ces actions déjà menées en faveur du bien-être animal, dont le dernier exemple en date n’est autre que la suppression du dernier manège à poneys de la foire d’octobre. "L’an dernier, nous avons aussi fait fermer deux commerces d’animaux qui ne respectaient pas la législation", précise-t-on encore au cabinet du bourgmestre.

Sans parler de cette convention entre la Ville et la SRPA qui garantit un investissement de 0,22 € par habitant par an pour le bien-être animal… soit un montant de plus de 43.000 euros.