Gazette de Liége Des conseillers issus de trois communes s’unissent pour la préservation du site du Ry-Ponet.

Situé entre les communes de Beyne-Heusay, de Chaudfontaine, de Fléron et de Liège, le vaste espace vert de 300 hectares communément appelé "parc du Ry-Ponet" est devenu un véritable enjeu politique. Lionel Thelen (conseiller communal Ecolo de Chaudfontaine), François Schreuer (conseiller communal Vega de Liège) et Serge Francotte (conseiller communal CDH de Beyne-Heusay) ont décidé d’unir leurs forces afin de lutter pour la préservation et la réaffectation de ce site naturel. "Ce n’est pas tous les jours que des élus de bords différents et de différentes communes prennent la parole pour défendre un projet commun", souligne François Schreuer.

Pour rappel, à la suite d’une grande mobilisation citoyenne, les sociétés Neufcour et Bouille avaient suspendu de manière provisoire le projet immobilier qui prévoyait la construction de plusieurs centaines de logements sur le lieu-dit "Haïsses-Piedroux" (voir "Gazette de Liége" du 9 septembre). "Le promoteur espère proposer un nouveau projet à l’horizon 2019. Nous ferons tout ce qui est possible pour l’empêcher de revenir", lance Jean Peltier, membre de la plateforme Ry-Ponet.

Craignant de voir disparaître la biodiversité et l’intérêt paysager du site, le triumvirat supracommunal propose une série de réaffectations possibles comme l’éco-tourisme et le maraîchage en circuit court. Ce site pourrait également combler le manque d’espaces verts au centre de Liège. "Depuis plusieurs années, les familles liégeoises n’ont pas de lieux naturels pour se détendre. On pourrait consacrer une partie du parc pour des attractions naturelles", propose Lionel Thelen.

Les trois hommes vont à présent défendre le projet dans leur commune respective. Pour ce qui est de la Ville de Liège, François Schreuer part confiant. "Nous avons un projet supracommunal porté par des milliers de citoyens. Nous demandons au bourgmestre Willy Demeyer de saisir la perche que nous lui tendons". À quelques mois des élections communales, l’avenir du Ry-Ponet pourrait bien devenir un des sujets cruciaux de la campagne.