Gazette de Liége

En ce début du mois de juillet, certes pas inspirant d’un point de vue météorologique, l’heure est plutôt à penser et à se préparer aux vacances d’été, ce que certains ne manquent d’ailleurs pas de faire. Mais elle est aussi l’occasion pour d’aucuns, parmi lesquels les édiles communaux, de se projeter sur les défis et autres chantiers de la rentrée prochaine. Et à cet égard, du moins en terres liégeoises, l’enseignement doit constituer, du moins si l’on en croit le bourgmestre Willy Demeyer (PS), l’une des priorités du collège pour cette fin de législature. Ce n’est pas son échevin de l’Instruction publique Pierre Stassart (PS) qui le contredira et ce n’est pas non plus l’opposition communale qui s’en plaindra, laquelle a souvent interpellé et encore récemment eu égard au fait que l’enseignement serait selon elle "le parent pauvre" de la politique mise en œuvre par le collège.

Deux nouvelles classes maternelles

Une critique que balaye d’emblée l’échevin Stassart lorsque nous le rencontrons sur ce sujet à la veille des congés estivaux et dans la foulée du dernier Conseil communal. Ainsi, selon lui et malgré des dépenses en baisse, il ne peut être question en l’espèce de désinvestissement et il en veut notamment pour preuve la création future de nouvelles classes maternelles. En effet, s’en référant en la matière à la décision récente de transférer les activités de l’ASBL Rescolie vers l’intercommunale Isosl (comme ce fut aussi le cas avec le maintien à domicile), il évoque la libération des locaux occupés par cette dernière rue du Beau-Mur. "La volonté du collège est d’y créer dans un premier temps deux nouvelles classes maternelles", explique ainsi Pierre Stassart, lequel évoque en outre un financement à hauteur de 300 000 euros afin de rénover les lieux. "Cela peut paraître beaucoup pour deux classes mais une construction est plus chère et l’objectif est d’y ajouter d’autres classes en vue de créer un groupe scolaire complet", souligne-t-il.

En termes de délais, ce sont respectivement les rentrées 2017 et 2018 qui sont envisagées, ce qui montre aux dires de l’échevin que la Ville se veut proactive et entend également anticiper les choses. "Dans l’environnement immédiat, des écoles telles que Basse-Wez, Fétinne et Belleflamme se remplissent et cela s’inscrit dans une tendance haussière depuis 2008 concernant l’enseignement fondamental", précise-t-il. Lequel a en effet le vent en poupe, et ce contrairement au secondaire et au supérieur ("le nombre d’élèves est stable mais l’encadrement est en baisse", dixit Pierre Stassart), ce qui engendre donc un besoin important en termes d’implantations.

À cet égard, épinglant la longueur de la procédure en matière de bâtiments scolaires au niveau de la Communauté française (avec des délais avoisinant les 10 à 15 ans), l’échevin liégeois de l’Instruction publique plaide pour un certain pragmatisme. Lequel s’est notamment traduit, outre le cas évoqué ci-dessus, par l’implantation de modules préfabriqués, et ce à Wandre, à Naniot ou encore dans le Laveu, de manière à répondre à une demande croissante. En outre, ainsi que précisé par l’échevin Stassart, la Ville procède quand elle le peut et comme ce fut le cas pour Vieille Montagne à un achat de nouveaux bâtiments pour y installer une école moyennant une rénovation qui est parfois lourde. Ce qui n’empêche pas, malgré ces efforts répétés notamment à Naniot ou dans le Laveu, les anciens bâtiments scolaires de se dégrader. De quoi sans nul doute constituer un chantier de taille pour le collège communal d’ici la fin de la législature et au-delà.