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Malmedy vit depuis six ans sans opposition: comment les partis de la majorité peuvent-ils se démarquer?

Paul Vaute
Malmedy vit depuis six ans sans opposition: comment les partis de la majorité peuvent-ils se démarquer?
©DEVOGHEL BRUNO

A Malmedy, c'est le règne de l'unanimité. Les trois formations représentées au Conseil communal se retrouvent au sein du collège. Celui-ci est – quand même — un lieu de débats. "Cela n'a pas pour vocation d'être reconduit, estime le bourgmestre Jean-Paul Bastin (Alternative/CDH), mais ce sont les résultats des élections qui décident". En 2012, Alternative et EC-LB se sont trouvées à égalité de sièges (11 chacune), le PS+ n'en comptant qu'un seul.

"Cela fonctionne, mais avec ses limites, juge pour sa part l'échevin socialiste Ersel Kaynak, aux nombreuses compétences dont la jeunesse, l'industrie, le logement, les affaires sociales… Un moment donné, on bute parce que certains dossiers un peu sensibles restent sur le côté". Le député provincial MR André Denis, qui ne figure pas parmi les élus communaux mais mènera la liste EC-LB, est plus catégorique encore : "Je pense que cela ne fonctionne pas très bien. L'absence d'opposition fait que le Conseil communal perd sa raison d'être".

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