Gazette de Liége

L'inspecteur de police qui avait reçu le 11 février 2015 au commissariat d'Angleur Louise L., cette jeune étudiante française tuée il y a une dizaine de jours à Liège, a bien consulté à l'époque la banque de données BNG (Banque de données nationale générale). L'information, relayée jeudi par Le Soir et Sudpresse, figure sur l'intranet de la police liégeoise, dans un billet interne du chef de corps, Christian Beaupère. 

En consultant la BNG sur Patrick Vanderlinden, qui a avoué avoir tué la jeune femme, le policier a dû, en février 2015, prendre connaissance du fait que l'individu était fiché comme délinquant sexuel, libéré conditionnel en raison d'une mise à disposition du TAP prononcée lors d'une condamnation pour viol, en récidive, en 2006.

En février 2015, Louise L. avait signalé à cet inspecteur de police la découverte de son voisin, Patrick Vanderlinden, nu dans le couloir de son immeuble, ainsi qu'un mot qu'il aurait glissé sous sa porte.

"Malgré qu'il n'ait (...) pu ignorer que le suspect était signalé comme libéré conditionnel pour des faits de mœurs, il n'a pas rédigé de PV", confirme le chef de corps dans son récent billet. Le policier, suspendu de ses fonctions en début de semaine, a rédigé une fiche info qui stipule seulement que Louise L. (son compagnon, pourtant présent, ne serait pas évoqué) s'est présentée au commissariat pour signaler le "comportement malsain" de son voisin. Le rédacteur de la fiche y précise aussi que la jeune femme "ne souhaite pas porter plainte pour l'instant, si les faits ne se reproduisent plus", rapportent les quotidiens jeudi sur base de l'enquête interne à la police de Liège.