Gazette de Liége

"Inacceptable ! La quintessence de ce qu'il ne faut plus faire". Le bourgmestre et l'échevin de l'Urbanisme sanctionnent fortement le projet de déménagement vers Barchon (Blégny) de divers services de la banque ING.

Il resterait 100 personnes

Logé dans un bâtiment de la rue Clémenceau, le siège de la société ING pourrait, selon le Collège, faire glisser certains services (une soixantaine de personnes sur 160 environ) vers le site de Barchon, où une agence ING a vu le jour récemment.

Willy Demeyer, bourgmestre PS, et Michel Firket, échevin CDH, avaient annoncé fin juin qu'ils "interpelleraient la direction chez ING". La rencontre n'a pas encore eu lieu même si Michel Firket assure qu'elle est "en voie de fixation".

Reste que leur position n'a pas bougé. "Il ne faut pas s'opposer à la centralité, a fortiori dans une ville qui est capitale économique de la Wallonie. Ce qui intéresse les gens, c'est la mobilité. Je ne dis pas que c'est facile d'y répondre en ville mais il faut comprendre que l'homogénéité et l'harmonie des villes passent par une révision de nos modes de transports. Il faut que les grandes sociétés telles ING incluent ce paramètre de développement durable dans leur réflexion" insiste l'échevin, qui s'oppose à un déménagement "en rase campagne, sans création d'aucune valeur ajoutée".

"Nous avons déjà vécu des déménagements de banques par le passé. Mais nous estimons que l'activité tertiaire, nécessitant des bureaux, ne doit pas se trouver en pleine campagne, sous prétexte que le parking y est gratuit. C'est là une courte vue pour la société" maintient-il.

Même si la banque tempère le propos, affirmant qu'il n'y a "pas péril en la demeure" (lire ci-contre), même si le syndicat socialiste Setca parle d'inquiétude "prématurée", Michel Firket maintient que "dès qu'une telle idée pointe le bout de son nez, il faut lutter, préventivement".

Les autorités liégeoises évoquaient également un projet de déménagement de certains services de Verviers vers Barchon, ING confirmant que "Verviers entre aussi dans la réflexion". Mais au bureau économique de la capitale wallonne de l'eau, on dit "n'être pas au courant". Tout en marquant son opposition au principe, par souci du rôle des métropoles.

Alors, du bruit pour rien ? Aux yeux de l'échevin, "il ne faut même pas laisser des experts se pencher sur de tels choix".