Gazette de Liége Le parc animalier Forestia à Theux fait l’objet d’une plainte pour maltraitance animale, mais se défend.

Deux plaintes pour maltraitance animale ont été déposées par l’ASBL Wolf Eyes. L’une était à l’encontre du Mont mosan de Huy où le président de l’ASBL Jean-Michel Stasse reprochait l’usage de chlore dans les bassins des phoques et des otaries, chlore qui pourrait rendre les animaux aveugles. L’autre visait le parc Forestia de Theux où le plaignant reprochait le manque de soins apportés à une louve blessée depuis un mois.

Le directeur du Mont mosan Jean-Marc Vanberg a réagi aux accusations de Wolf Eyes. "C’est vrai qu’il y a du chlore dans les bassins, nous a-t-il notamment précisé, mais en quantité minime. Il y en a moins que dans l’eau des piscines fréquentées par nos enfants ! Le chlore est dosé par des pompes électroniques et la concentration est contrôlée trois fois par jour. Tous les parcs travaillent d’ailleurs de la même façon. Il existe des systèmes de désinfection à l’ozone, mais même ceux-là utilisent du chlore".

De son côté, la direction du parc Forestia, contactée par nos soins, dément formellement les accusations portées par l’ASBL Wolf Eyes.

"Tous nos animaux sont suivis au quotidien par nos soigneurs et vétérinaires. En particulier notre louve Totina qui, blessée à la patte, a bénéficié de soins attentifs et dont l’état s’est largement amélioré. Toutefois, sa blessure étant mal placée, la cicatrisation est lente."

Et le parc d’expliquer les ennuis de Totina. "Cette louve est la plus âgée de la meute, dont elle a été dominante reproductrice la majeure partie de sa vie. Il est normal qu’elle ait dû affronter la jeune concurrence pendant le rut, ce qui a provoqué des tensions et des altercations au sein de la meute."

En outre, pour la direction du parc Forestia, "il est inutile et surtout impossible d’intervenir dans ces conflits. Nous disposons de toute la compétence nécessaire au suivi de ces animaux. En particulier concernant les loups, dont notre expertise est reconnue de longue date dans les milieux spécialisés".

En attendant, les plaintes vont être examinées par les services de police et le service wallon du Bien-être animal. À eux de décider si les accusations portées par Wolf Eyes sont justifiées ou non.