Gazette de Liége Il n’y a plus assez d’argent et/ou de policiers…

Le chef de groupe CDH à Liège, Michel de Lamotte, a ouvert le débat sur la décision de la Ville de limiter cette année, sur son territoire, les diverses manifestations. En cause ? Le manque d’effectifs policiers, non parce qu’ils seraient moins nombreux mais parce qu’ils n’ont jamais autant travaillé.

Depuis que le pays est au niveau de sécurité Ocam 3, en effet, les heures supplémentaires sont légion dans la police des grandes villes et Liège n’échappe pas à la règle. En 2016, ces heures ont représenté 63 policiers supplémentaires, employés à temps plein, durant un an.

Et en 2017 ? Il fallait juguler cette inflation même si la zone de police bénéficie d’un surplus de 800 000 euros. En réponse à l’interpellation du CDH, qui s’interrogeait sur "la capacité des forces de police de Liège à assurer les missions", le bourgmestre Willy Demeyer a donc confirmé cette intention, prise en concertation avec le chef de corps de la Police de Liège : "Nous n’accepterons plus de nouvelle manifestation sur le territoire de la ville de Liège cette année".

La décision peut sembler radicale mais elle émane d’une réflexion menée "sur le budget d’un côté et sur les manifestations de l’autre", précise encore le bourgmestre. Chaque année en effet, ce sont plus de 1600 manifestations diverses qui sont organisées à Liège, de la simple fête de quartier au gigantesque cortège folklorique. Le souci ? C’est qu’avec le niveau de sécurité actuel, les policiers mobilisés le sont déjà ailleurs, dans les rues. Et les heures supplémentaires deviennent dès lors une donnée coûteuse pour les finances communales.

Rien de nouveau en 2017 donc… et même, lorsque c’est possible, une rationalisation des événements. On apprenait ainsi que le nombre de joggings organisés sur le territoire communal passe, cette année, à 21 contre 37 l’an dernier. Un exemple parmi d’autres.