Gazette de Liége

Le mouvement est menée un front commun syndical

Ce vendredi durant toute la journée, les employés de la firme Eurogentec (entreprise de biotechnologie située à Ougrée) seront en grève, fait rarissime dans ce type d’entreprise. Cet arrête de travail fait suite à l’échec d’une énième réunion de conciliation qui s'est tenue hier.

"Cela fait des mois que le dialogue social au sein de l’entreprise s’apparente plus à un dialogue de sourd qu’à une réelle concertation sociale. Cela fait des mois que dans les instances de concertation, CE et CPPT, nous posons des questions légitimes auxquelles nous ne recevons aucune réponse", dénonce Noémie Rochus, déléguée CNE, qui poursuit "deux réunions ont même été organisées en présence de la permanente de la CNE et du permanent du SETCa, sans que la direction ne daigne prendre en compte nos remarques. Dès lors,un préavis de grève a été déposé et suivi d’un bureau de conciliation dont les conclusions ne sont toujours pas appliquées par l’employeur. L’échec de la réunion de ce jeudi est considéré par les travailleurs, comme inacceptable".

Or, selon les syndicats qui ont débrayé en front commun, les questions laissées en suspens ne sont pas anecdotiques dans une entreprise en constant développement qui construit et achète des bâtiments pour encore s’agrandir : "La question centrale est celle de la charge de travail et des horaires alors que les process de production s’allongent" précise Vinciane Hubert, déléguée SETCa, qui développe : "le nombre de personnes en burn-out ou proche de l’être augmente mais la direction continue à enfreindre la législation sociale concernant l’étude sur la charge psychosociale et sur les horaires – tant au niveau des dépassements que du contournement du contrôle syndical. Et l’on doit encore ajouter des soucis en terme de risques sanitaires et de sécurités ainsi qu’une gestion à la tête du client du télétravail, des barèmes…"

L’accumulation de tous ces problèmes a provoqué un premier arrêt de travail de 4 heures, ce mardi 22 mai. "La direction ayant choisi lors de la réunion prévue de longue date de ce 24 mai de continuer à ne pas répondre concrètement aux demandes légitimes du personnel, la grève était devenue inévitable et a été décidée hier, par les travailleurs réunis en assemblée générale" , terminent en choeur les deux déléguées. Jusqu’à présent, le mouvement n’a suscité aucune réaction de la part de la direction.