Gazette de Liége Douze entreprises de la commune d'Engis s’unissent pour améliorer le cadre de vie des citoyens.

C’est une première en Région wallonne. Sous l’impulsion des autorités communales, l’ASBL Engironnement nouvellement créée réunit douze entreprises implantées sur le territoire engissois qui ont décidé d’unir leurs forces pour développer des projets destinés à améliorer l’environnement et le cadre de vie des citoyens sur le long terme. Il s’agit de Prayon, Knauf, Carmeuse, Recyfuel, Dumont Wautier, BST Wallonie, Revatech, Hydrometal, PB Clermont, MGM, Prefer, Biosix et RCA Engis Développement. "L’objet de l’ASBL est de créer un cadre général qui permet de contribuer au bien-être des Engissois et de ceux qui travaillent dans cette commune", souligne Michel Bauduin, président d’Engironnement. "Chaque jour, nous mettons des camions sur la route, nous créons de la poussière, de la fumée… Notre priorité ici n’est pas d’améliorer notre image mais de participer à la vie communale en allant plus loin que ce qu’on fait d’habitude pour améliorer la situation".

"L’idée est partie d’un jeu de table destiné à sensibiliser les élèves au développement durable. De là est venue l’envie de mettre en place un projet fédérateur pour les Engissois par la création d’une ASBL", explique le bourgmestre Serge Manzato (PS) qui porte la paternité du projet, celui d’associer des entreprises privées à l’amélioration de l’environnement et au développement économique de la commune.

L’ASBL prévoit que chaque entreprise membre apporte une contribution financière à la réalisation de projets dans ce sens. "On a pu aboutir à un accord de constituer un fonds commun de 170 000 euros annuel pour une durée de minimum quatre ans", précise Michel Bauduin. Dotées de leur expertise et de leur propre réseau, les entreprises peuvent compter sur l’aide de la Régie communale autonome.

Un premier projet

La première action de l’ASBL Engironnement consistera en la rénovation des façades de la rue J. Wauters, depuis le rond-point au pied de l’usine Prayon, jusqu’au pont d’Engis, soit l’entrée principale dans la commune. "Cette rue est terne, triste. On veut en faire un endroit plus attrayant, plus convivial", et ce tout en tenant compte des qualités urbanistiques (l’attrait de la Meuse) et architecturales du bâti existant, selon un référentiel de couleur, explicite Paul Portier, administrateur. "On va commencer par un pack de 28 maisons, puis 28 autres". Le projet sera présenté en septembre aux riverains tandis que la réalisation des travaux pourrait démarrer début 2019.