Gazette de Liége Le bourgmestre dresse le bilan 18 mois avant l’échéance électorale.

Il est arrivé tel une météorite dans ce qui était à l’époque une basse-cour politique. Pas d’antécédents familiaux et un intérêt pour la gestion publique dès l’âge de 14 ans, lui qui fut le plus jeune bourgmestre du pays.

"Je constatais qu’il y avait une incapacité de gérer et de développer des projets. Un véritable manque de vision et une incapacité de prendre des décisions pour influencer le bien-être des citoyens. Je voulais inverser les choses", explique Thierry Wimmer (MR), le bourgmestre de Plombières, lorsque l’on évoque son intérêt pour la politique.

Comme la DC et le PS, au pouvoir, ne pouvaient être des alliés efficaces, Thierry Wimmer pensa au CDH. Mais pas directement "car le parti s’était rapproché, alors qu’il était dans l’opposition, de la DC lorsque celle-ci et le PS se sont entre-déchirés". Seule issue pour changer les choses : créer son propre parti ! "Un parti pluraliste, une liste citoyenne avec laquelle j’espérais décrocher 2 ou 3 sièges et intégrer un collège, devenant ainsi échevin".

Mais en octobre 2006, ce jeune étudiant en droit, peu connu au sein de sa commune, décrochait 735 voix et son parti devenait, avec ses six sièges, le plus important de la commune. Et comme le CDH avait changé ses cadres, l’alliance était toute trouvée.

Crèches, écoles, développement rural…

Après dix ans de majorité, l’union URP-CDH a placé Plombières sur la carte et développé une série de projets. "En deux mandatures, on aura créé 42 places en crèches alors que pour nos 10 000 concitoyens, rien n’existait. On a investi 2 millions d’euros sur fonds propres pour nos écoles. Le développement rural, qui piétinait depuis 2001, a été relancé avec d’excellents résultats. On a mis en place le Conseil communal des enfants et celui des aînés. Le tourisme, l’économie, le sport et la culture ont pu compter sur notre dynamisme pour faire avancer les dossiers".

Le bilan semble parfait. Enfin presque… "J’ai un regret : l’école de Hombourg. On aura un jour l’accord du fond des bâtiments pour subsidier 2 des 3 millions d’euros nécessaires. C’est juste dommage que cela n’ait pas été plus vite".

Le nom de Thierry Wimmer a été avancé pour renforcer la section verviétoise du MR qui se cherche un leader, malgré la promotion d’un autre jeune loup, Maxime Degey, ex-échevin et deuxième score en 2012. À son grand étonnement. "Pierre-Yves Jeholet est au courant de mes intentions depuis longtemps. Je dois saluer son respect par rapport à ma décision. On en a discuté il y a quelques mois. Il n’a pas tenté de me retenir et a compris les raisons. Et puis qu’est-ce que j’irais faire à Verviers ?".