Gazette de Liége

La Ville de Huy est la seule entité de son arrondissement à avoir donné son aval à la délimitation de la province en trois zones de secours, alors que les 30 autres communes ont opposé un "non" franc et massif. C'est que la Cité du Pontia y trouve son compte. Non seulement elle ne devra plus préfinancer le budget global de son SRI (Service régional d'incendie), mais les frais de fonctionnement et les investissements seront partagés entre les 31 communes de la nouvelle zone.

Hier, la bourgmestre Anne-Marie Lizin réitérait donc son soutien au projet du gouverneur, le qualifiant de "viable". "J'ai voté pour cette réforme des pompiers, tient-elle à préciser. Tout comme les bourgmestres de Waremme et de Hannut, d'ailleurs... Je ne vois pas pourquoi, au moment de la mettre en application, on s'y oppose. Oui, les communes n'ont en main que peu d'éléments chiffrés. Mais ces précisions seront communiquées une fois que le ministre de l'Intérieur connaîtra la délimitation des zones. Le gouverneur tente de ménager les intérêts des uns et des autres".

Et la bourgmestre d'ajouter : "Dans la réforme, il y a deux aspects qui évoluent parallèlement. D'une part, instaurer des normes plus strictes, ce qui coûte aux communes. A Huy, pour respecter les circulaires, nous avons engagé six nouveaux pompiers, soit 35.000 euros par homme de feu. D'autre part, créer une nouvelle structure publique qui chapeaute le tout. Et nous avions trois réunions pour aboutir à ces "zones". En tout cas, cet après-midi (NDLR : hier), il ne devrait pas y avoir de changement dans l'arrondissement de Huy-Waremme. Seul Engis, limitrophe, est soumis à débat". Quant à la réforme des polices, Anne-Marie Lizin l'assure : elle n'est pas comparable à celle des pompiers. "On avance plus précautionneusement".