Gazette de Liége

Témoignage Certes, l’histoire suivante, dont la "Gazette de Liége" a eu connaissance, est un cas particulier, mais le simple fait qu’elle existe pose question sur la manière dont est gérée l’Agence de stimulation économique (ASE).

Soit une structure basée à Liège, créée dans la foulée du premier Plan Marshall et renforcée dans ses missions par le récent Plan Marshall 2.vert dont le but avoué est de coordonner l’animation du développement économique au niveau wallon. Stimuler l’esprit d’entreprendre, favoriser la création d’activités, soutenir la croissance et la pérennité des entreprises par des aides et services, voilà des missions qui paraissent tout à fait louables. Mais visiblement, les actes ne suivent pas toujours ces belles intentions C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une histoire personnelle dont les principaux protagonistes, à savoir deux jeunes entrepreneurs liégeois, ont souhaité conserver l’anonymat lorsque nous les avons contactés, de peur de représailles, faisant référence à "une sorte de nébuleuse" existant à Liège. En soi, le fait d’avoir peur de se confier au sujet de l’ASE, "qui ne nous a jamais aidés", est déjà une information.

Mais venons-en aux faits : il y a deux ans, au moment de lancer leur activité dans le domaine de l’e-marketing, deux Liégeois se présentent à l’ASE afin d’obtenir une bourse dite de pré-activité (sur 121 demandes liégeoises, 66 ont été acceptées en 2009), soit une des aides directes proposées par cette dernière. Le projet était sérieux et tout à fait innovant - un des critères d’ordinaire retenus par l’ASE - mais il n’a pas passé le cap de l’acceptation par cette dernière. En cause, selon les entrepreneurs en herbe qui, soit dit en passant, ont depuis lors rencontré un véritable succès avec l’idée présentée : une politisation accrue et "un conflit de personnes" entre une des responsables de l’ASE et le père de l’un de ces derniers. Bruno Boutsen