Gazette de Liége Le Grand Liège accueillait, une fois n’est pas coutume, les cinq gouverneurs wallons sur ce thème.

"Une association fédératrice des énergies liégeoises et eurégionales", "un lieu de rencontre, d’émulation et d’action" ou encore "l’affirmation de l’identité économique et culturelle liégeoise" : ainsi se définit l’ASBL Le Grand Liège. Laquelle a fêté ses 80 ans et est présidée par Michel Foret, l’ancien gouverneur provincial. C’est à ce dernier que l’on doit, dans la foulée d’autres conférences ayant pour thème la supracommunalité (Le Grand Liège s’étant donné pour mission de constituer une tribune à cet égard) ou encore le pôle santé liégeois, la venue ce mardi soir des cinq gouverneurs provinciaux que compte la Wallonie.

Une fois n’est pas coutume et alors que la conférence avait à cette occasion pour cadre non pas l’hôtel de Bocholtz, soit le siège habituel des activités de l’ASBL, ni les locaux liégeois de la banque BNP Paribas Fortis comme ce fut également le cas mais bien ceux du Conseil économique et social wallon situé au Vertbois, ces derniers étaient réunis pour une séance publique. Ce qui n’est pas si courant que cela, eux qui se voient pourtant au moins une fois par mois sur des sujets relevant de leur charge. Laquelle est largement méconnue, si ce n’est leur action de coordination en matière de sécurité civile sur le territoire provincial.

Afin de ne pas rallonger la séance de ce mardi soir, laquelle était modérée par le journaliste Olivier Colle, il avait été décidé de ne laisser la parole qu’aux gouverneurs des provinces limitrophes à Liège. Mais c’est à Tommy Leclercq, gouverneur de la province de Hainaut, qu’il est revenu d’introduire ses collègues, y allant de son anecdote sur ses virées nocturnes à Liège. Chacun d’entre eux, à sa manière, a pu dresser dans la foulée le portrait de sa province respective, en insistant tantôt sur le caractère "équilibré" de celle-ci tantôt sur "la centralité" ou encore en faisant le constat d’une certaine disparité dû à sa "grande taille".

La parole a ensuite été laissée à Gilles Mahieu, gouverneur du Brabant wallon, Denis Mathen, gouverneur de la province de Namur, et Olivier Schmitz, représentant celle de Luxembourg. Tous ont épinglé "une fierté" voire un "esprit principautaire" propres selon eux à Liège et qu’ils envient d’ailleurs en mettant aussi en évidence "une tentation hégémonique" qui peut parfois être dérangeante. Alors que Gilles Mahieu est revenu sur la campagne Liège Together qui a succédé à la candidature Liège Expo 2017 et qui contribue à faire exister la province, Denis Mathen a quant à lui insisté sur la culture en pointant en l’espèce tant la richesse liégeoise que les collaborations avec sa province. De son côté, Olivier Schmitz a notamment évoqué la coopération transprovinciale en matière de santé et d’enseignement au travers du Pôle académique Liège-Luxembourg. En guise de conclusion et rappelant que les indicateurs économiques sont plutôt bons, le gouverneur liégeois Hervé Jamar a souligné que la perception de la province n’est plus ce qu’elle était.