Quelles Ardentes en 2013 ?

M. Be. Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége

Le festival des Ardentes, qui s’est clôturé voici une semaine sur le site des halles des Foires et du parc Astrid, est en proie au changement de place. En effet, si l’édition 2013 est assurée, pour la suite, c’est l’incertitude. En cause : la candidature de Liège à l’Exposition internationale de 2017, qui doit prendre vie sur le site en question.

Et si même la ville d’Astana coiffait Liège au poteau, l’objectif reste d’inscrire ici le plus grand éco-quartier du pays. Alors que Willy Demeyer, bourgmestre de Liège (PS), évoquait un festival assuré pour encore deux voire trois éditions, les organisateurs restent prudents.

"Il est clair que nous sommes tributaires de la candidature de Liège 2017 et si Liège décroche l’exposition, ce que nous souhaitons tous, il faudra penser déménager rapidement. Si ce n’est pas le cas, on aura peut-être plus de temps", explique Fabrice Lamproye.

Mais rien ne prouve que l’Exposition chassera déjà le festival en 2014 "Notre volonté est de rester ici le plus longtemps possible".

Quant à l’édition 2013, c’est donc bien à Coronmeuse qu’elle se déroulera. A ne pas manquer puisqu’il s’agira peut-être de la dernière sur place Avec qui ? "Il est encore trop tôt pour parler de la programmation, on ne saurait pas lâcher de nom. On y réfléchira dès septembre car il faut aussi savoir qui est en tournée", poursuit Fabrice Lamproye.

Bien sûr, l’objectif reste d’améliorer chaque année le confort des festivaliers. On espère dès lors conserver la configuration, "c’est une priorité". Et on assure toujours la présence de quatre scènes (impossible de faire plus sur ce site). "On devrait aussi mettre l’accent sur le confort des salles, au niveau de la décoration, qui est en lien avec l’acoustique."

Et puisque le rendez-vous est donné, du 11 au 14 juillet inclus, un accent français pourrait se glisser à la clôture du festival. Encore un peu de patience

Quid cependant de la légère baisse de fréquentation ? On a en effet dénombré 67 000 festivaliers en 2012 contre 70 000 en 2011. Fabrice Lamproye estime que les signes furent, au contraire, très positifs.

"On ne peut pas parler de saturation. Ce fut la deuxième meilleure édition en terme de fréquentation. Peut-être que l’an passé, il y a eu des têtes d’affiche qui étaient plus fédératrices comme Mika." Et de préciser que le festival ne cherche pas à augmenter sa fréquentation à tout prix.

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