Gazette de Liége Tel est en substance le message qu’a fait passer le duo réuni jeudi au palais des Congrès.

Ainsi que la "Gazette de Liége" l’annonçait récemment, c’est à un duo qu’il est revenu jeudi soir le soin de clore la programmation 2017-2018 des Grandes conférences liégeoises. Lesquelles, organisées sous l’égide d’une ASBL éponyme, ont réuni durant cette saison plusieurs orateurs de prestige autour de thématiques diverses et variées. Ceci étant dit, il fut assez souvent question de problématiques relatives au "soi" en général ou encore au bien-être, à la méditation… La dernière Grande conférence liégeoise programmée jeudi soir dès 20h15 au palais des Congrès de Liège n’a pas dérogé à la règle en accueillant donc non pas un mais deux orateurs.

À savoir en l’espèce le réalisateur belge Jérôme Le Maire ainsi que l’auteur et philosophe Pascal Chabot, tous deux natifs de Liège. Comme nous l’a raconté le premier cité, c’est par l’intermédiaire d’un ami commun, producteur de cinéma bruxellois, que les deux hommes se sont rencontrés. Et c’est l’ouvrage écrit par le second cité et intitulé "Global burn-out" qui a servi de lien entre ces derniers, lequel traitait donc de cette maladie du moment voire du siècle qu’est le burn-out. C’est ce sujet qui faisait l’objet de la conférence donnée par le duo, laquelle fut plutôt conçue comme évoqué préalablement tel un exposé à deux voix et non un entretien. Il fut ainsi question de leurs deux points de vue personnels sur le sujet, Pascal Chabot prenant pour point de départ son livre et Jérôme Le Maire le film documentaire qu’ils ont coécrit ensemble et qui est intitulé "Burning out. Dans le ventre de l’hôpital", lequel a été récompensé à plusieurs reprises.

Un burn-out omniprésent et systémique

La genèse - assez longue puisqu’elle aura duré un an - de ce projet commun a été racontée en détail lors de la conférence. Et pour cause, serait-on tenté d’écrire, tant le réalisateur conçoit la manière de faire son travail en lien direct avec le sujet traité. Le mot lien, social en l’espèce, et la volonté d’en recréer dans un monde où le burn-out serait omniprésent et même systémique si l’on en croit les deux orateurs, a été au cœur de leurs prises de parole. Et si c’est par le prisme de l’hôpital que le sujet a été traité, à savoir en l’espèce l’hôpital Saint-Louis à Paris, c’est pour mieux évoquer le monde dans lequel nous vivons au quotidien. Le milieu hospitalier ayant été vu comme "un révélateur des rapports compliqués que les gens entretiennent avec leur travail à l’heure du progrès contemporain". Ce lien, voire ce paradoxe, entre d’un côté progrès technologique et de l’autre rapports humains est d’ailleurs au centre d’autres projets réalisés ou à venir des deux comparses dont un film documentaire autour de l’installation d’une centrale solaire au Maroc.