Gazette de Liége

RENCONTRE

Après une pause d'une quinzaine d'années, le trio HLM se reforme. HLM, trois consonnes pour trois musiciens: Steve Houben, Charles Loos et Maurane. Saxophoniste et pianiste, les deux premiers se sont imposés comme piliers du jazz européen. Maurane, grande dame de la chanson française, peut aussi être qualifiée de musicienne dans ce trio: elle use de sa voix comme d'un véritable instrument. Leur deuxième album «Un ange passe» est dans les bacs depuis octobre. Accompagnés d'un quintet à corde, ils se produiront le 16/12 au Grand-Théâtre de Verviers.

Steve Houben, pourquoi avoir attendu si longtemps?

Notre premier album en 1986 a coïncidé avec l'envol de la carrière de Maurane dans la variété française. Elle avait trop de boulot pour continuer le groupe. On est resté simplement amis.

Elle est venue vous rechercher...

Oui. Voilà quatre ans, on lui a demandé d'être la marraine du Festival de Wallonie et de s'occuper de projets. Elle a trouvé que c'était l'occasion de reformer le trio. Après quelques minutes, le trio fonctionnait comme si on ne s'était jamais arrêté.

Vous semblez avoir une grande admiration pour Maurane.

Mon admiration est fondée. Quand on rencontre quelqu'un de son talent, forcément on est admiratif. C'est une des personnes les plus douées pour la musique que je connaisse, instrumentistes compris.

Elle a une oreille musicale extraordinaire. A trois ans, assise sous le piano, elle reconnaissait toutes les notes! Toute petite, elle traînait dans le bureau de son père, directeur du Conservatoire de Verviers.

Vous vous êtes rencontrés au Conservatoire de Verviers?

Non, même si je l'ai aussi fréquenté, c'est à Bruxelles que je l'ai rencontrée. Elle débutait dans la chanson et Charles Loos l'accompagnait au piano. De mon côté, j'avais aussi un duo avec Charles. Nos duos ont fusionné en 1983 et deux plus deux ont fait trois.

Après votre tournée belge de 8 dates quels sont vos projets?

La France! Notre album sort fin décembre à Paris. On attend les dates de notre tournée française. Après, comme nos musiques n'ont pas de texte, on peut aussi se produire dans des pays non-francophones. Le monde nous est ouvert!

© La Libre Belgique 2005