Gazette de Liége L’entreprise de transport s’érige en véritable fleuron du bassin industriel.

Pour vivre heureux, vivons cachés… C’est la philosophie de Mario Franchi, patron des Transports Frisaye, assurément l’un des plus importants transporteurs du Royaume. 700 m2 de hall de stockage pour les bobines d’acier, un second hall de 16 000 m² pour y placer 14 000 palettes et un projet d’extension afin d’y accueillir des denrées alimentaires. Excusez du peu…

Son entreprise ne connaît pas la crise et a même résisté à celle de 2008. "On comptait à l’époque 110 camions puisque l’on avait repris en 1991, 15 ans après notre arrivée à la tête de l’entreprise, mon frère Aldo et moi, la société Langevin Métal Transport qui était en liquidation. Durant cette crise, on n’a licencié personne… Depuis lors, on n’arrête pas d’engager mais on ne trouve pas de chauffeur. S’il y a des postulants, qu’ils n’hésitent pas à venir se présenter".

Son entreprise est incontestablement une réussite. L’homme tente toujours d’avoir un coup d’avance. L’anticipation est clairement une des clés de la bonne santé de Frisaye. "On a su prendre le train de la logistique lorsqu’il est passé. On savait que ce serait important pour le développement de la société. Il y a cinq ans, lorsque l’on a déménagé, j’ai opté pour ce site car il est le seul à disposer des capacités multimodales que nous avons développées".

Trois trains quotidiens qui arrivent avec des bobines d’acier en provenance de Dunkerque ou Sidmar à destination du voisin qu’est Arcelor ou du bassin de la Ruhr… "Cela fait deux ans que l’on développe ce pan qui est actuellement sur de bons rails. On va désormais s’attaquer au transport fluvial puisque l’on dispose également d’une plateforme de déchargement qui sert pour les poutrelles en fer, la terre mais aussi d’autres choses. Arcelor, des clients hollandais et même… norvégiens utilisent cette plateforme. On va se concentrer sur cette activité". Tout faire en même temps, c’est la meilleure façon de se prendre les pieds dans le tapis… "J’y suis toujours allé étape par étape. Je refuse de monter dix escaliers à la fois, c’est la meilleure façon de se planter".

Mario Franchi est peut-être plus connu pour être président du RFC Seraing. Une passion qu’il entretient à la tête d’un club ambitieux qui vise toujours l’élite nationale. Le président fut lui-même joueur puisqu’il évolua jusqu’en juniors UEFA au Standard. "Comme il fallait gagner sa vie à l’époque, je bossais, j’étais coiffeur et je ne savais plus aller aux entraînements". En tant que président du RFC Seraing, son objectif premier est de ramener du public au stade. "Il doit y avoir bien plus de monde. On a vécu une année très difficile suite aux interdictions de transfert mais cela a permis à des jeunes de montrer leurs qualités. On va poursuivre sur la même voie et je suis certain que l’on remplira cet objectif. Je m’inscris dans l’idée de rendre au football ce qu’il m’a donné. On a d’autres projets : celui d’un stade sur l’ancien site du HF6 d’Arcelor. Mais on a quand même réalisé des frais dans le stade actuel pour conserver notre licence. Il est aux normes de l’élite".