Gazette de Liége

Alertée par quelques témoignages, la Ville de Liège a confié en janvier dernier la réalisation d'une étude au service de criminologie de l'Université de Liège (ULg). Son thème: le sentiment d'insécurité des infirmières à domicile du CPAS, des puéricultrices du service de garde à domicile, des aides ménagères de l'Alpem et des aides à domicile du CPAS.

C'est tout d'abord lors de leurs déplacements dans des quartiers parfois lugubres que ces travailleuses éprouvent un sentiment d'insécurité. «Mais au-delà de cette insécurité plutôt ressentie, chez les patients les agressions bien réelles sont légion et dépassent ce que nous imaginions avant de réaliser l'étude», explique la chercheuse qui a réalisé l'étude en rencontrant individuellement les membres du personnel soignant.

Agressions verbales ou physiques, exhibitionnisme, gestes déplacés ou à caractère sexuel et travail dans des lieux insalubres sont autant de situations vécues par les quelque 200 membres de ces différents services de la Ville composés uniquement de personnel féminin.

Ayant pris conscience du phénomène, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer (PS) a promis d'y apporter des réponses, notamment en suivant les recommandations faites par les travailleuses qui réclament une meilleure formation, un numéro d'appel d'urgence ou encore le retour des accompagnateurs pour les épauler dans certains cas.

© La Libre Belgique 2006