Gazette de Liége

Quatre expropriations, cela peut paraître assez peu au regard des soixante qui sont avancées pour la rue Paradis qui longe la future esplanade de la nouvelle gare des Guillemins, mais ce sont (peut-être) les premières expropriations d’une longue série noire.

Utilité publique

Lundi soir, en effet, lors du conseil communal de Liège, la majorité a voté l’adoption définitive d’un plan d’expropriation d’immeubles pour cause d’utilité publique, visant les n° 21 et 23 de la place des Guillemins mais aussi les n° 134 de la rue Paradis et 90 de l’avenue Blonden Tout un symbole alors que le débat fait rage pour les soixante nouvelles adresses.

Pour rappel, en effet, Willy Demeyer (PS), le bourgmestre de Liège lui-même, avait marqué voici quelques semaines sa préférence pour l’expropriation des soixante adresses, rue Paradis, face à la nouvelle esplanade.

Concrètement, il s’agirait des maisons à partir des premières expropriations, côté place des Guillemins, jusqu’à la moitié de la rue Paradis, au-delà du croisement avec la rue de Serbie.

Pour le tram et le cachet

Principaux arguments évoqués par les autorités, une plus grande facilité pour le passage du futur tram et le manque de cachet architectural de ce front de rue.

Argumentant que le passage sur l’esplanade est déjà assez large pour le tram (45 mètres), l’opposition s’était déjà offusquée de cette préférence.

Avec ces premières expropriations effectives, les critiques ne se sont pas fait attendre. En effet, c’est surtout la rapidité avec laquelle celles-ci sont mises en œuvre qui est pointée du doigt sur les bancs de l’opposition.

"C’est honteux"

"Je regrette profondément que la décision soit prise maintenant", s’étonnait Brigitte Ernst, conseillère communale Écolo. Fin 2012, en effet, telle est la date à laquelle la tour des Finances, face aux habitations, doit déménager "Dans trois ans, c’est honteux."

Pour la Ville , "il s’agit surtout de ne pas retarder le réaménagement global du quartier". Et d’évoquer également "l’importance stratégique des parcelles". Pour le bourgmestre, par ailleurs, "exproprier ne veut pas dire démolir "