Gazette de Liége

La direction du CHR de la Citadelle a soumis mercredi, aux organisations syndicales, le protocole d'accord comprenant les mesures d'économies à réaliser au budget 2018 telles qu'elles ont été avalisées vendredi dernier par le conseil d'administration. 

Les affiliés seront amenés à se positionner en vue de la signature, ou non, du protocole d'accord, a indiqué mercredi Lina Cloostermans, secrétaire permanente CSC Services Publics, qui n'a pas caché sa déception à l'issue de la rencontre avec la direction.

Sans surprise, la direction a présenté un protocole d'accord reprenant les mesures telles qu'elles ont été annoncées aux organisations syndicales lors de la négociation du 20 février dernier. "Cela illustre très bien ce que nous dénonçons à travers notre campagne 'Ça n'va nin!'. Ce sont les gens ayant les plus bas revenus, qui ont des contrats précaires qui sont le plus touchés et cela ne dérange personne semble-t-il, pas même les politiques", dénonce Lina Cloostermans.

Une assemblée du personnel se tiendra jeudi matin à l'hôpital afin d'informer les travailleurs et les inviter à se positionner sur ce protocole d'accord. "Quand la direction parle de transformer 50 contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, c'est bien mais ils sont loin de régulariser tout le monde. D'accord, on ne licencie pas mais on ne reconduit pas des contrats, parfois d'agents qui ont été prolongés pendant bien longtemps, et il y a beaucoup de contrats à temps partiel. Ce n'est pas acceptable", insiste-t-elle.

Du côté de la CSC, les affiliés seront invités à se présenter au siège du boulevard Saucy, le 5 mars, pour se positionner sur le protocole d'accord. Les affiliés qui n'auront pas l'occasion de s'y rendre auront jusqu'au 12 mars pour exprimer leur vote en vue de la rencontre avec la direction, le 15 mars, pour signer ledit protocole.

Les mesures d'économies impactant le personnel, de l'ordre de 5 millions d'euros sur les 12 millions d'euros d'économies à réaliser, sont relatives à la diminution des effectifs de 35 équivalents temps plein (dont les agents du Centre pour enfants infirmes moteurs cérébraux qui seront transférés vers l'intercommunale ISOSL), au remplacement de la prime de 11% pour prestations inconfortables dont bénéficie le personnel du pôle soins et à la réduction de la partie variable de la prime de fin d'année (de 2,5 à 1 %).

Du côté de la direction, on estime avoir formulé des propositions permettant de limiter les pertes. "Nous avons proposé de réaliser des simulations salariales et il en ressort, pour certains agents, des pertes mensuelles moyennes nettes variant entre 20 et 50 euros. En fonction des prestations réalisées, d'autres bénéficient d'un bonus de même hauteur", a précisé la directrice générale, Sylvianne Portugaels, soulignant que certains agents n'ont pas pris la peine d'aller faire une simulation.