Gazette de Liége Le conseiller communal Quentin le Bussy épingle entre autres un manque de subsides régionaux.

C’était fin mai : le gouvernement wallon, par la voix du ministre du Tourisme René Collin (CDH), présentait un plan d’investissements destiné à booster l’attractivité du secteur. Et si "à première vue ce document est stupéfiant de saupoudrage", "à seconde vue il est proprement consternant pour le tourisme liégeois". C’est en tout cas l’analyse qu’en livre le conseiller communal Ecolo Quentin le Bussy, par ailleurs membre de la liste Vert ardent, qui a d’ailleurs interpellé à ce sujet l’échevin du Tourisme Michel Firket (CDH) lors du conseil communal de ce lundi soir.

Et ce dernier de constater qu’alors que le but avoué de ce plan est de soutenir le développement touristique wallon, l’impasse est faite selon lui sur la première destination culturelle, à savoir Liège. En effet, seul un projet, consistant en une illumination des façades du Grand Curtius, a été subsidié dans ce cadre, à hauteur d’un peu plus de 300 000 euros. De quoi, aux dires de Quentin le Bussy, faire pâle figure si l’on compare ce montant aux quatre millions d’euros reçus par Namur, 1,7 million par Marche ou encore 1,6 par Charleroi.

Outre donc un saupoudrage en matière de subsides régionaux qu’il condamne, ce dernier épingle également "l e désintérêt pour ne pas dire le mépris vis-à-vis des zones urbaines du gouvernement wallon". Son propos ne s’arrête pas là, loin s’en faut, et la critique est particulièrement rude à l’égard du CDH, lequel "abandonne Liège en rase campagne" si l’on en croit ses dires. Et outre René Collin qui ne trouve guère grâce à ses yeux, ce n’est pas mieux concernant sa collègue ministre Alda Greoli dont "l’absence de réaction et de vigilance en la matière" est aussi pointée.

Quant à l’échevin Michel Firket, "en roue libre depuis des mois voire des années", il est jugé sévèrement par Quentin le Bussy : "incapable de produire des projets mobilisateurs, les fameux ‘relais’ Ville-Région tant vantés sont rompus". Pour en revenir au tourisme, les nombreux atouts de Liège sont selon lui insuffisamment mis en évidence et valorisés. Épinglant en outre "l’absence de volonté" du collège communal en la matière, il donne des exemples d’opportunités touristiques ratées : parcours thématiques liés à la mémoire de 14-18 ou aux enceintes et remparts de la cité, projet de camping urbain, revalorisation des "façades commerçantes", réoccupation en slow tourisme du site de la Chartreuse, parcours d’artistes permanent...