Gazette de Liége La victime a été rouée de coups de couteau avant d’être jetée dans la Lesse.

La chambre criminelle de la cour d’appel de Liège a examiné le dossier du meurtre de Luc Dor commis par Simon Nottebaere, 22 ans, un habitant de Houyet. En juillet dernier, le tribunal correctionnel de Dinant l’avait condamné à 14 ans de prison ferme.

Le 7 novembre 2014, Luc Dor a disparu alors qu’il revenait à vélo de chez sa maman. Son corps a été retrouvé dans la Lesse. Il est apparu que la victime avait été lardée d’une vingtaine de coups de couteau au dos et au thorax avant d’être jetée à l’eau.

Au départ, Simon Nottebaere a nié. Il a fallu attendre deux ans avant que le suspect n’avoue. Le jeune homme affirme encore avoir des trous noirs, une déclaration rejetée par les experts.

Simon Nottebaere a expliqué qu’il se trouvait sur un banc avec trois mineurs d’âge lorsque Luc Dor a failli percuter un des vélos des jeunes.

L’homme a crié sur un des mineurs. "J’ai pris sa défense. Une bagarre a éclaté. Je vois ensuite des mains qui tiennent un couteau. J’ai une perte de souvenirs et cela ne me permet pas d’expliquer la scène", a-t-il dit. "C’est malheureux pour la famille car les faits sont quand même graves. Si j’avais pu éviter cela, je l’aurais fait. Je reconnais ces faits même si j’ai eu des difficultés à les admettre".

Les experts ont expliqué que le jeune homme avait été suivi sur le plan psychiatrique depuis son enfance. Toutefois, ils ont exclu une pathologie mentale le rendant incapable du contrôle de ses actes. "On ne peut pas exclure des réactions disproportionnées dans l’avenir". Il a également déclaré que face à un inculpé "nous avons l’habitude de considérer que le mensonge est la règle."

Une phrase qui a provoqué une demande de Me Dimitri de Beco d’écarter le rapport d’expertise et le témoignage de cet expert.