Gazette de Liége

Vendredi dernier, on apprenait donc que la nouvelle réunion du comité de pilotage du futur tram liégeois, composé pour rappel du cabinet du ministre écolo en charge, de représentants de la SRWT et de mandataires politiques de tous bords, avait accouché d’un accord sur le tracé. Dire qu’on attendait cet accord avec impatience serait un euphémisme. Ainsi que la "Gazette" l’a brièvement explicité dans son édition de ce lundi, trois des quatre points sensibles restant à trancher depuis la dernière réunion de ce comité de pilotage (voir aussi notre édition du 11 octobre 2011) ont donc été solutionnés, le choix d’un passage rue Féronstrée ou quai de la Batte - voire d’un passage dissocié entre ces deux artères centrales - restant encore à définir.

Dès avant cette nouvelle réunion du comité de pilotage, les réactions s’étaient succédées relativement aux décisions qui étaient attendues et le moins que l’on puisse écrire est que le tracé envisagé ne fait pas l’unanimité, y compris même parmi les mandataires politiques présents au sein de ce comité. Ainsi, la conseillère communale et députée wallonne Christine Defraigne (MR), même si elle se veut "loyale et pragmatique" en la matière, revient sur ces "arbitrages entre gros bras du PS liégeois", les maïeurs Daerden, Mathot et Demeyer n’étant pas à l’origine sur la même longueur d’ondes. Elle qui s’est abstenue lors du choix sur le tracé fait part de ses vives inquiétudes tant au sujet du devenir de la rue des Guillemins, où ne passera pas le futur tram, que concernant le marché de la Batte (des études complémentaires ont été demandées). Elle regrette également que le tram ne desserve pas la rive droite de la Meuse, pourtant densément peuplée, et notamment le quartier liégeois d’Outremeuse.

Côté sérésien, les conseillers communaux écolo Jean Thiel et Fabian Culot (MR) prennent aussi acte de l’oubli de la rive droite par le futur tram liégeois mais ils affirment de concert qu’il est selon eux plus que temps d’avancer sur le sujet. Toutefois, si Jean Thiel se refuse de polémiquer plus avant (pour rappel, c’est un ministre écolo, à savoir Philippe Henry, qui est à la manœuvre), Fabian Culot dit quant à lui rester sur ses gardes quant à de nécessaires - selon lui - garanties et compensations qui devront être accordées en ce qui concerne la rive droite. Et d’évoquer notamment la remise en service de la ligne ferroviaire 125 A et son inscription dans le cadre d’un plan global à l’échelle de l’agglomération, à savoir un "réseau express liégeois".

Outre le tracé, la question du PPP destiné à financer le projet est aussi sur toutes les lèvres. Alors que Christine Defraigne émet des réserves quant au fait de savoir quel partenaire privé va accepter de financer, Fabian Culot insiste sur la nécessité de ne pas phaser la décision et de ne pas saucissonner ce PPP.