Gazette de Liége

D’une communauté à l’autre", titrait la "Gazette" il y a quasi un an suite à l’installation au sein du carmel de Mehagne de la Communauté du Chemin-Neuf en lieu et place des sœurs. On s’en souvient, c’est la mort de l’âme que ces dernières avaient dû se résoudre à quitter le carmel, véritable institution à Mehagne, et à gagner d’autres communautés religieuses. Et c’est donc une communauté œcuménique, fondée dans les années 70 en France au départ d’un groupe de prière et qui compte plus de 2 000 membres, qui fut amenée, en concertation avec l’évêque de Liège et les sœurs carmélites, à leur succéder. Ainsi qu’évoqué, l’idée était ainsi que le carmel de Mehagne demeure "une présence priante" tout en s’ouvrant sur le monde. Un an après leur installation au sein d’un lieu dédié à la prière et au recueillement, c’est un bilan positif que tirent ses nouveaux occupants. A savoir la jeune sœur Muriel d’Hoffschmidt, qui a à son actif plusieurs missions à l’étranger, ainsi que Monette et Jean-Claude Lange, arrivés l’an dernier de Tigéry en France. Ainsi qu’évoqué, le carmel de Mehagne est depuis un an l’unique lieu en Belgique francophone dédié par l’Eglise à la Communauté du Chemin-Neuf, dont la philosophie peut se résumer ainsi : "Vivre ensemble sa foi dans le monde". "Nous nous sommes inscrits dans la continuité des sœurs carmélites, explique Muriel d’Hoffschmidt, mais avec cette différence que le carmel est désormais un lieu ouvert". Sur le monde, certes, mais également sur son environnement proche, lequel a selon les résidents du carmel répondu présent lors de cette première année de présence de leur communauté. "On a senti une curiosité du voisinage ainsi qu’un besoin de dédramatiser ce que nous faisons", dit Jean-Claude Lange. Les diverses activités proposées par les nouveaux occupants du carmel de Mehagne ont semble-t-il ainsi rencontré leur public. Qu’il s’agisse des animations pour les familles et les couples, de celles dédiées aux jeunes (une formule de kots à projets a été testée) ou encore des moments ponctuels organisés au cours d’une première année riche de plusieurs rencontres. "On a senti que cela répondait à un besoin des gens du quartier et, au-delà, de la région liégeoise", conclut Muriel d’Hoffschmidt, qui en appelle comme Monette et Jean-Claude Lange à toutes les bonnes volontés. "Car nos moyens ne sont pas énormes ".