Une belle carte de visite

Bruno Boutsen Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége

Une équipe de quatre étudiants de deuxième année de master en Droit de l’Université de Liège (ULg) s’est distinguée, et de très belle manière, lors de l’un de ces concours internationaux dignes d’intérêt. Il faut dire que la participation à de tels concours fait partie intégrante, pour certains étudiants plus doués que les autres, de leur cursus académique. Et ils sont véritablement légion ces concours (procès simulé de la Croix-Rouge, concours en droit de l’UE ) !

Il y a un mois, c’est à Montpellier, lors du Concours international d’arbitrage francophone, que la Faculté de Droit de l’ULg était donc bien représentée. Cela fait une dizaine d’années que l’université française organise ce concours auquel se pressent les grandes universités et hautes écoles françaises. L’ULg y a elle-même déjà participé à plusieurs reprises, notamment en 2010 où une des deux équipes liégeoises engagées avait déjà remporté la finale.

Déjà car c’est ni plus ni moins cet exploit qui fut renouvelé par une nouvelle équipe issue de l’université. Il est d’autant plus remarquable que l’ULg était la seule université non française présente à Montpellier. "La décision de participer à ce concours fut prise à plusieurs", explique Alexandre Rigolet, l’un des membres de l’équipe liégeoise, composée également d’Iris Demoulin, Maxim Toller et Alexis Urbain-Choffray. Ces quatre étudiants en dernière année de master en Droit de l’ULg ont décidé de participer à ce concours en lieu et place de leur travail de fin d’études.

C’est donc la matière de l’arbitrage, enseignée à l’ULg par Olivier Caprasse, le doyen de la Faculté de Droit, qui était l’objet de ce concours où leur fut soumis un cas pratique relevant du droit commercial international. Ainsi que le précise Alexandre Rigolet, "cela a demandé beaucoup d’investissement et un travail de plusieurs mois". Le concours se déroulait en deux phases, l’une écrite et l’autre orale, et faisait la part belle tant aux mémoires et autres répliques qu’aux plaidoiries proprement dites, lesquelles se sont déroulées à Montpellier. L’ULg avait aligné deux équipes, la première rendant les armes en quarts de finale et celle d’Alexandre Rigolet et consorts gravissant les échelons jusqu’à arriver en finale. Une finale remportée haut la main face au mythique Sciences Po Paris ainsi que le prix de la meilleure plaidoirie.

Ce qui fait la différence, selon ce dernier, "c’est notamment le fait que chaque membre de notre équipe a eu la parole". Ce qu’il en retire ? Le fait d’avoir dû travailler en groupe et d’être confronté à un cas pratique ainsi que la reconnaissance importante qui leur a été procurée à cette occasion.

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