Gazette de Liége

C’est un projet colossal qui depuis ce lundi est voué à enquête publique à Amay. C’est en effet dans cette commune mosane que pourrait être établie en bord de Meuse une station d’épuration capable d’assainir les eaux usées de près de 54000 "équivalents habitants". Si l’enquête publique qui se clôturera dans un mois est suivie d’un avis positif de la commune, les travaux pourront débuter.

Cette station a pour objectif d’épurer les eaux usées venant des égouts des six communes de la région hutoise. Ces eaux seront, une fois assainies, rejetées dans la Meuse.

Amay, Huy, Wanze, Villers-le-Bouillet sont concernées en première ligne. Engis et Verlaine verraient aussi une partie de leurs eaux souillées être assainies sur ce site.

Cette station d’épuration viendrait compléter le traitement déjà offert en province de Liège par la station de Liège-Oupeye qui assure le traitement des eaux d’Ans, Beyne-Heusay, Blégny, Fléron, Herstal, Liège, Oupeye, Saint-Nicolas, Soumagne, Visé et de celle d’Engis qui épurent les eaux d’Engis, Flémalle, Saint-Georges-sur-Meuse.

10500 m3 par jour

À pleine charge et par temps sec, la station en projet traitera 10500 m³ d’eaux usées par jour. Le débit d’entrée, par temps sec, est de 0,16 m³/s et par temps de pluie de 1,9 m³/s.

Plusieurs sites avaient été recensés. Mais, c’est finalement celui d’Amay qui est situé dans le domaine militaire qui a été préféré. Il rassemblait un maximum d’atouts. Sa proximité avec la Meuse permet, en effet, d’y amener les eaux usées avec beaucoup plus de facilité d’autant qu’il est en aval des communes concernées.

Reste que le projet ne date pas d’hier. C’est en 1997 que l’AIDE a commencé l’étude et a recensé les sites pouvant convenir à la réalisation d’une station d’épuration pour les eaux usées de Huy et d’Amay. La mise en place de la SPGE en 1999 et le report de la station d’épuration d’Amay dans le programme d’investissement 2005-2009 a conduit l’AIDE à postposer les démarches d’acquisition du terrain. Ce n’est qu’un 2005 que les négociations en vue de l’acquisition de ce terrain d’une superficie de 2,5 ha dans le camp adjudant Brasseur ont repris.

Les travaux devraient, si l’enquête est positive, débuter dans le courant de cette année.