Une ville en pleine mutation

Bruno Boutsen Publié le - Mis à jour le

Gazette de Liége Entretien

ASeraing, 2012 devait être l’année des chantiers et il est vrai qu’ils se sont succédé La plupart sont inscrits dans le cadre du "Master Plan" initié lors de la précédente législature par le père de l’actuel bourgmestre, Alain Mathot (PS).

Ce document cornaqué par la régie communale autonome Eriges et censé baliser la reconversion urbaine de la vallée sérésienne fut adopté en 2006. Durant cette législature, les projets issus du "Master Plan" se sont enchaînés à un rythme effréné et ce même si, aux dires du bourgmestre, "il a fallu tenir compte d’éléments nouveaux". Comme la réouverture de la phase à chaud liégeoise (et donc des hauts-fourneaux sérésiens), aujourd’hui condamnée par ArcelorMittal, ce qui a poussé selon Alain Mathot les autorités communales à "prioriser les dossiers".

C’est ainsi, et compte tenu du fait que certains d’entre eux ont trait précisément à la requalification de ces sites industriels, que la valorisation des tours de Jemeppe, l’élargissement de la rue Cockerill (qui traverse la Cité du Fer de part en part) ainsi que la création d’un boulevard urbain furent donc priorisés.

Fier de son bilan, le bourgmestre de Seraing se plaît à aligner les chiffres. Ainsi, pas moins de 320 projets seraient en cours actuellement dans la Cité du Fer. Et Alain Mathot d’affirmer que "Seraing n’en a jamais compté autant". Les investissements évoqués par ce dernier sont colossaux, à savoir, toujours selon ses dires, 130 millions d’euros de subsides publics ainsi qu’environ 300 millions issus du secteur privé. Des chiffres qui donnent le tournis mais qui sont dus selon le bourgmestre à "l’effet d’entraînement du Master Plan".

Et celui-ci d’aligner un à un les projets et autres réalisations menés dans ce cadre. Comme par exemple le chantier du passage sous voies sécurisé du quartier du Molinay, auparavant surnommé "le passage de la mort". " Il s’agit du premier projet financé par le Feder (N.D.L.R. : les fonds européens) qui a été mené à bien", précise Alain Mathot, lequel évoque également pêle-mêle celui de la construction d’une nouvelle cité administrative "moderne et durable" (le chantier a débuté récemment), l’extension du siège social de la société CMI ainsi que le coup d’envoi récent du chantier du complexe mixte Néocittà (fait de logements, bureaux, commerces, etespaces verts).

A ces projets déjà conséquents s’en ajoutent encore d’autres dont certains (on peut évoquer Gastronomia, centre commercial dédié au bio, ainsi que Cristal Park, centre de loisirs et parc d’affaires sur le site du Val Saint-Lambert) interpellent par leur gigantisme. Mais Alain Mathot, dont le leitmotiv est de "rendre Seraing plus attractive" et de faire revenir en ville de nouveaux habitants (sur ce plan, la législature semble avoir été positive), de réfuter la critique parfois émise par d’aucuns d’être un adepte de la folie des grandeurs. Mais d’estimer dans le même temps et parce que, selon lui, "le travail n’est pas terminé et doit encore se poursuivre d’ici 2017, date à laquelle tous les montants Feder doivent être engagés", que "rien n’est trop beau pour Seraing". Où les chantiers sont donc amenés à se poursuivre

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