Gazette de Liége L’adoption du cahier des charges est à l’ordre du jour du Conseil communal.

Si l’ordre du jour du Conseil communal de Liège de ce mardi soir n’est pas très copieux, il est des points qui ne manquent pas de retenir l’attention. Parmi ces derniers, figure celui ayant trait au projet sans doute le plus conséquent, si l’on excepte le musée de la Boverie, de la législature communale en cours - et de celle à venir -. À savoir le chantier relatif à la rénovation et à l’extension de la Cité administrative de Liège dont le bâtiment actuel date des années 60 (il fut construit entre 1963 et 1967 par les architectes Jean Poskin et Henri Bonhomme selon le style moderniste et en ayant pour modèle le siège des Nations Unies à New-York) dont le cahier spécial des charges est appelé à être adopté par le Conseil communal.

Un bâtiment emblématique

Projet-phare de la législature, il est aussi celui parmi les dossiers liégeois qui est le plus subsidié par les fonds européens. En effet, sur un budget total estimé à environ 29 millions d’euros, quelque 23 millions d’euros sont pris en charge dans ce cadre tant d’ailleurs par l’Europe (40 %) que par la Région (60 %). Quant à la Ville de Liège, elle prend également sa part puisque c’est elle qui financera sur fonds propres les 6 millions d’euros restants et concernant l’extension de la Cité administrative. Soit un bâtiment public regroupant plusieurs services communaux (on y avait rassemblé à l’origine des agents répartis dans une vingtaine de bâtiments) emblématique d’une certaine époque (pour exemple, la tour de 67 mètres de hauteur, qui fut l’un des premiers gratte-ciel de Liège, repose sur des pieux en béton armé).

Emblématique, c’est aussi le qualificatif qu’il convient de donner au chantier dont il est question ici. C’est en tout cas la volonté exprimée par la Ville et par l’échevin des Travaux Roland Léonard (PS). Lequel met en avant un objectif de sécurisation du bâtiment qui n’avait jusqu’alors jamais fait l’objet d’un lifting sérieux. À cet égard, un pré-chantier va d’ailleurs débuter d’ici peu en vue de sécuriser l’intérieur du bâtiment et de le désamianter. Quant au chantier proprement dit, alors que le collège communal vient d’opérer son choix en la matière, il faudra toutefois attendre l’été prochain pour le lancement des travaux par l’adjudicataire désigné avec une inauguration espérée deux ans plus tard.

"Nearly zero carbon"

Reste que les objectifs poursuivis par cette rénovation-extension (on ignore si elle se fera au niveau du rez ou ailleurs) sont multiples. À savoir une efficience énergétique (l’échevin parle d’une Cité administrative "nearly zero carbon", une marge de manœuvre étant laissée à l’adjudicataire), une architecture qui se distingue et qui s’intègre dans le tissu urbanistique existant mais aussi un objectif social. Lequel se matérialise ainsi qu’expliqué par l’échevin tant au niveau des clauses anti-dumping insérées dans le cahier des charges que dans la volonté de favoriser la réinsertion professionnelle au travers d’un projet qui fait également l’objet d’un concours avec jury. En bref, "c’est un projet qui est résolument tourné vers le futur", estime pour sa part Roland Léonard.