Gazette de Liége La Ville se dote d’un règlement en la matière en cas de travaux de voirie.

Le centre-ville de Verviers subit depuis quelques années une baisse sensible de sa fréquentation. Le taux de vacance commerciale, en constante augmentation, se situe - selon l’étude du SEGEFA en cours dans le cadre du SCDC - autour des 34 %. les causes de ce déclin étant l’accessibilité, le stationnement mais aussi l’existence d’une offre commerciale importante en périphérie. "Il est aussi indéniable que les travaux publics, bien que visant l’amélioration qualitative de l’environnement, ont aussi un impact négatif sur la visibilité et l’accessibilité des commerces et leur chiffre d’affaires", précise l’échevinat des Affaires économiques de la Ville de Verviers.

C’est le cas des travaux des rues de Mangombroux, Petit-Rechain et d’Heusy. Cette dernière - désormais rouverte - était fermée à la circulation depuis mars dernier dû à un chantier de canalisation "Gaz" qui avait pris du retard. Les commerçants de celle-ci estiment une perte de 40 % de leur chiffre d’affaires.

Afin d’aider ces commerçants à sortir la tête hors de l’eau, le Conseil communal a approuvé lundi soir un nouveau règlement qui prévoit une compensation de perte liée à des travaux commandités par la Ville sur le domaine public, dans l’entité de Verviers. Voici depuis fin août dernier que le Collège verviétois planchait sur la façon la plus "simple, pratique et praticable sur le terrain" d’indemniser les commerçants impactés par des travaux de voirie rendue inaccessible ou difficilement accessible.

Le règlement vise uniquement les commerces indépendants (de détail de jour, Horeca ou encore coiffeurs, teintureries, etc.) et leur consacre une compensation forfaitaire de 500 à 1500 euros "en fonction de la durée du chantier et de son impact, direct ou indirect sur le commerce pendant plus de dix jours ouvrables consécutifs", sur l’appréciation du collège, explique l’échevin verviétois des Affaires économiques Malik Ben Achour (PS). Ainsi, "pour 100 jours de chantier, avec un impact sur la mobilité, le commerçant pourra solliciter 1 500 euros de compensation", ajoute-t-il, soulignant qu’un commerce situé dans une rue adjacente à celle où le chantier est en cours pourra également bénéficier de cette aide. "C’est une aide sollicitable une fois. On n’hésitera pas à faire du cas par cas ". Des budgets de 50 000 euros (2017) et de 30 000 euros (2018) sont d’ores et déjà prévus par la Ville.

Une aide cumulable

"Le gouvernement wallon prépare un dispositif comme celui-ci. Évidemment, les commerçants pourront la solliciter, c’est cumulable", précise l’échevin. "On ne dit pas que c’est la solution miracle. C’est une aide concrète, directe qui soulagera certains commerçants, l’objectif étant de minimiser l’impact sur ceux-ci". Et de conclure : "Actuellement, les villes de Liège et Mons octroient également des primes mais le plafond de ces dernières est de 1000 euros".