Gazette de Liége  Le bourgmestre socialiste de Waremme est de retour au Parlement fédéral. Entretien Bruno Boutsen

Suite à un concours de circonstances dû notamment au décès inopiné de Linda Musin, laquelle était appelée à lui succéder, c’est Jacques Chabot qui remplace dès ce jeudi le bourgmestre de Liège Willy Demeyer au Parlement fédéral. Le maïeur socialiste de Waremme depuis 2012, soit le moment où il a succédé à Guy Coëme à la tête de la commune hesbignonne, est loin d’être un inconnu au sein de la Chambre. Discret mais populaire, puisqu’il a été plébiscité ainsi que la liste qu’il emmenait lors du dernier scrutin communal et face à un cartel d’opposition unique, a été député fédéral deux fois par le passé. Loin de lui toutefois l’idée de vouloir faire des vagues à ce poste qu’il occupera durant un an et demi vu qu’il entend surtout se consacrer à sa commune et à la campagne électorale.

Comment vivez-vous ce retour au Parlement fédéral alors que vous étiez deuxième suppléant sur la liste socialiste lors des élections de 2014 ?

Je reviens en effet à la Chambre où j’ai été député à deux reprises, lors de la législature 1999-2003 puis lors de la suivante, mais j’étais alors candidat effectif. Cette fois, j’occupais donc la deuxième suppléance et je ne m’attendais pas vraiment à cela. Ce sont des circonstances exceptionnelles, dues notamment au décès récent de Linda Musin, qui m’amènent à redevenir député fédéral. En outre, le PS est désormais dans l’opposition et c’est d’ailleurs la première fois de ma vie que je ne serai pas membre de la majorité, moi qui ai débuté ma carrière parlementaire en tant que député wallon.

À un an et demi de la fin de la législature en cours, quelles sont les matières fédérales qui vont retenir davantage que d’autres votre attention ?

Je vous avoue que je ne sais pas encore au juste les dossiers et les commissions qui me seront attribués et je devais d’ailleurs participer à ma première réunion de groupe ce jeudi. Compte tenu de mon expérience passée à la Chambre, j’ai un intérêt pour le domaine des infrastructures dont la SNCB qui me permet en outre de faire le lien avec le cas waremmien. La question de la sécurité aussi intéressante et il s’agit par ailleurs pour moi d’une problématique interpellante en tant que bourgmestre.

Et ce d’autant que Waremme a eu à connaître récemment, comme d’ailleurs d’autres communes hesbignonnes, des problèmes d’ordre sécuritaire…

Il y a en effet pas mal de cas problématiques, notamment en matière de sécurité routière. À cet égard, je lie sécurité et mobilité. La sécurité des biens et personnes est aussi capitale et en tant que président de la zone de police, je tiens à mettre en évidence deux initiatives spécifiques. À savoir la création d’une cellule dédiée aux bandes urbaines et la mise en place d’un plan local de prévention destiné aux indépendants. La zone de secours est également un lieu important où se retrouvent les bourgmestres et nous partageons la même analyse que d’autres dont Hannut en matière par exemple de prévention incendie, un sujet qui a fait polémique.