Namur-Luxembourg Le parti controversé et les autres petits partis entreront-ils au conseil communal ?

Il n’y a pas que les partis traditionnels et celui d’Olivier Maingain qui concourent pour le 14 octobre. Alors que le PTB déposera une liste partielle et qu’Oxygène, dont une partie de la liste est une sédition de Défi, vient de présenter une liste complète de 47 candidats pour Namur, d’autres petits partis vont se déclarer dans les semaines qui viennent. La question qui se pose est : jusqu’où ces outsiders vont-ils perturber la reconduction de la majorité actuelle ou la formation d’une autre ?

NAM : Nam (pour Namur en marche), c’est Jean-Claude Beckand, un nouveau venu sur le territoire namurois, dont les affiches pullulent, autant que les groupes Facebook. Si on n’en a jamais entendu parler auparavant, c’est parce qu’il a rejoint Namur il y a trois ans. Avant, ce Brabançon ayant vécu vingt ans en Flandre était au Parti populaire. Il a notamment été attaché parlementaire de Laurent Louis pendant neuf mois. Il est en train de récolter les cent signatures nécessaires au dépôt d’une liste dont il serait la tête avec Sandy Desert, une commerçante du centre-ville (110 Piercing). But de la liste : obtenir un siège de conseiller communal pour le sexagénaire qui ne dirait pas non à Défi pour renverser la majorité actuelle.

ISLAM : le parti présidé par Abdelhay Bakkali Tahiri, qui est présent depuis 2012 à Bruxelles, déposera bien une liste à Namur pour le scrutin d’octobre. Sa stratégie : proposer un nombre de candidats minimal pour attirer sur une seule personne (ou plutôt deux : un homme et une femme) un maximum de voix. Le parti qui a créé la controverse sur le plateau de On n’est pas tous les jours dimanche (RTL-TVI) affirme que c’est grâce à la viralité de ce buzz télé face à Emmanuelle Praet qu’il a attiré son candidat namurois, en train de récolter la centaine de signatures nécessaires pour se présenter avant le 14 septembre. But de l’opération : tisser une toile et s’armer de patience pour imposer les valeurs de l’islam dans tout le pays.

NATION : le mouvement identitaire d’extrême droite a bien une section namuroise dont la rumeur court qu’elle déposera une liste pour les élections du 14 octobre. On devrait en savoir plus sur la motivation des troupes après leur barbecue namurois de ce samedi. Ce serait une première dans la capitale wallonne, même si quelques communes de la province ont reçu une liste Nation en 2006. À Floreffe, il semble qu’une liste sera aussi présentée. À suivre.

Dieranimal : même si le parti pour la défense des animaux vient de s’installer à Namur, il ne compte pas présenter de liste avant les régionales de l’an prochain. À moins d‘une surprise liée à la vitalité extrême des nouveaux membres namurois…

Magali Veronesi